La fin des fermes laitières familiales 4 : 2009 n'était qu'un teaser, bienvenus dans le marché !
par Milkawa, le 12 Décembre 2015 20h55
http://prixdubaril.com/news-petrole/61564-le-petrole-plonge- ...Commençons donc avec ce lien faisant référence à la situation actuelle sur le marché du pétrole : comme vous pouvez le constater, les points concordants avec la production laitière sont très nombreux, surtout au niveau des excès de production qui deviennent évidement dangereux dans les deux cas.
Nous pouvons donc poursuivre, depuis mon dernier article la situation n'a pas évolué du tout, on peut même dire que les fondamentaux se sont encore dégrader, la production continue a augmenter malgré les prix bas et la demande tant à diminuer.
A comparer à 2009 la situation est donc automatiquement beaucoup plus grave : en 2009 le prix avait céder a la panique dans des conditions presque identiques à la base, mais l'effet des super-prélèvements avait rapidement rationaliser le marché, à ce moment nous étions sûre que la crise ne durerait pas des années.
Le prix devrait donc comme annoncer par les laiteries elles...
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Enibob
le 13 Décembre 2015 14h31
@ Milkawa
Vous écrivez "Sachant que certains peuvent au même moment engendrer de très lourdes pertes au litre, pendant que certains autres sont encore a l'équilibre ou légèrement en bénéfice, la situation devient clairement très complexe"
Personnellement, je pense que cela devrait simplifier la situation plutôt que de la complexer. En effet, ceux qui ont "de lourdes pertes au litre" n'auront comme seule solution que de cesser leur production avec pour effet de diminuer l'offre que tout le monde s'accorde pour dire qu'elle est excédentaire.
Regardons la réalité en face. La PAC, qui a décidé de libéraliser le marché du lait, a maintenu a minima ses outils d’intervention avec un prix d’intervention que la Commission refuse de revoir à la hausse. Malgré ce prix relativement bas, quelques 3.000 t sont proposées à l'intervention chaque semaine. Le retour à un prix rémunérateur passera donc par une adéquation offre/demande. Dans l’attente de ce rééquilibrage, force est de constater qu’on entre dans un bras de fer entre bassins de production où les plus résistants resteront les acteurs de demain. A ce jour, les plus résistants se trouvent au Danemark, aux Pays-Bas, en Irlande, au Royaume Uni et en Pologne ...
Enibob
le 13 Décembre 2015 14h43
suite
Quels sont les leviers pour atteindre cet équilibre offre/demande ?
Classiquement, dans un marché libéralisé, il y en a deux
1- L’offre baisse pour s’adapter à la demande.
En Nouvelle-Zélande, Fonterra a pris des mesures pour faire baisser la production et met en œuvre une restructuration pour rester compétitive. Il est clair qu'elle restera quasi hégémonique sur les marchés asiatiques vu la proximité géographique et les investissements croisés.
Aux USA, le marché intérieur est solide et ils disposent aussi d’un marché mexicain captif et d’une politique agricole assurantielle qui renforce la capacité de résistance des producteurs à la volatilité des prix.
C'est donc à l'Europe que s'impose l’adaptation de l’offre. Le marché intérieur est mature et, par conséquent le volume à produire dépend de sa capacité d’export, donc de sa compétitivité et de son aptitude à segmenter ses produits. S'amorce donc une "course à la compétitivité" (voyez la nouvelle stratégie d'Arla mise en lien il y a quelques jours) entre EM, ce qui impose que producteurs, transformateurs et circuits de distribution s’associent pour réussir ... Le repli sur soi préconisé par le MIG ne va pas dans ce sens ...
2- La demande croît :
Pour que la demande reparte et absorbe rapidement l’offre excédentaire, des blocages conjoncturels doivent être levés:
- Une solution diplomatique à l’embargo russe ?
- Un retour de la Chine aux importations de 2014 ?
A cela s'ajoutent la démographie et les nouveaux marchés. Ce sont d’autres leviers certains mais plus longs à mettre en œuvre, ils ne suffiront pas à absorber rapidement l’excès d’offre pour redresser les cours sur 2016.
Benjy
le 13 Décembre 2015 18h19
Enibob,
Vous dites:
A ce jour, les plus résistants se trouvent au Danemark, aux Pays-Bas, en Irlande, au Royaume Uni et en Pologne ...
Je vous reponds:
seriez vous d'accord de vous dire que plus aucune ferme Belge ne pourrait continuer et que le lait vienne d'ailleur??
guy francq ( mig)
le 13 Décembre 2015 18h56
@ enibob,
Le " MIG" n'est que réaliste, alors cher ENIBOB, sachez bien que si l'on touche en ferme un prix de base de 22 cents a partir de février 2016, que le producteur qui a encore l'opportunité d'arrêter directement le fasse au plus vite, car ce n'est pas tenable pour personne même si vous êtes un super expert dans vos coûts de production. Votre belle théorie de monsieur qui n'est pas du terrain ... vous pouvez la mettre où je p.....
Pragmat
le 13 Décembre 2015 19h18
Excusez moi d'intervenir depuis Paris M Francq.
Je pense que vous n'avez pas saisi le commentaire de M Enibob. En fait, il dit la même chose que vous : "ceux qui ont "de lourdes pertes au litre" n'auront comme seule solution que de cesser leur production".
Et dans son analyse, je ne vois aucune théorie : elle rejoint ce que tous les analystes disent, de Washington à Wellington, de Paris à Dublin, qu'ils travaillent pour les services de recherche de grandes banques, de bureaux spécialisés ou pour des organismes gouvernementaux ou multilatéraux. Les prix ne remonteront pas tant que l'offre ne s'ajustera pas à la demande, les importants stocks d'intervention pèseront tant qu'ils ne seront pas liquidés et c'est dans l'UE que les plus gros efforts devront être faits vu la structure de son marché.
Votre organisation ne dit pas le contraire, mais la solution que vous proposez se heurte à une volonté politique de laisser au "marché" (c’est-à-dire l’interaction libre des producteurs et des consommateurs) le soin d'informer le producteur, par le biais du mécanisme des prix et des profits, s’il fait fausse route ou non.
guy francq
le 13 Décembre 2015 19h30
Je reste persuadé que l'on ne pouvait pas passer dans d'un système que l' europe a mis en place en 1984, qui était les quotas au libéralisme absolu de la production aujourd'hui. Pour nous les Belges, on ne sera pas capable de jouer dans ce scénario présenté.
Pourquoi avons nous toujours un différentiel de prix avec nos voisins Franca!s d'au moins de 4à 5 cents au final?
L'année 2016 sera pour la belgique une régulation des producteurs mais pas de la production, et ça on peut bien le déplorer, l'atteinte directe au respect de la ferme familiale.... quel gâchis pour l'emploi, l'environnement, même la composition qualitative de notre lait qui change...
Game Over
le 13 Décembre 2015 20h01
Pour suivre la PAC depuis plus de 15 ans, je me permets de contester votre affirmation.
Après le "Health Check", un "atterrissage en douceur" a été programmé pour le secteur lait afin de donner le temps aux producteurs de se préparer à l'après quotas. Les dernières années d'ailleurs le quota n'était pas atteint ... sans oublier la "prime lait" qui devait compenser la diminution du prix à l'intervention et qui a été incorporée dans les DPU.
Malheureusement pour vous, le message politique wallon n'a pas clairement été dans ce sens sous la pression des syndicats FWA et FUGEA qui, comme vous, exigeaient le maintien d'une production contingentée et le maintien d'une série de règles qui ne favorisaient pas une évolution vers un marché libéralisé.
Ce n'a pas été le cas, notamment en Flandre, mais surtout dans ces pays qui aujourd'hui sont "résistants".
Vous savez certainement aussi que ces grandes coopératives, tout comme les "privés" leaders mondiaux (Danone, Lactalis, Nestlé), qui sont l'objet de votre vindicte ont d'importants budgets de recherche pour développer nombre de produits innovants, à forte valeur ajoutée, afin de répondre à l'évolution des habitudes de consommation et atténuer ainsi l'impact de la volatilité des cours des PI.
LE REALISTE
le 13 Décembre 2015 22h07
il faut tout reformater dans les exploitations laitières et arrêter de discuter!
chacun doit analyser structure de coûts et agir!
ceux qui ne savent pas vivre avec 30/35 cts (prix final) doivent arrêter: point final!
le scénario actuel et avenir était prévisible=)prévoir c'est gouverner.
Benjy
le 14 Décembre 2015 07h53
Faudra t habituer à le vendre a26 voir 28 tout paye avec ce que l on annonce...
Martin
le 14 Décembre 2015 10h01
En résumé pour Enibob : si tu achètes une vache laitière, que tu la traies à la main et que tu bois le lait ou que tu fasses un peu de fromage pour tes besoins personnels, quels sont tes coûts de productions ? N'oublies que tu dois nourrir la bête... C'est simple comme calcul, te faudras-tu une calculette ? Et qu'est-ce que tu auras dans ta poche au bout de l'année ? Merci de tes commentaires de producteur avisés...
En bref
le 14 Décembre 2015 10h31
Il faudra donc s'adapter mais quid des fermes avec gros investissement ou il me parait assez difficile de réduire les coûts, la banque aura besoin du remboursement et ce sera incompressible. EPour le reste, possibilité de diminuer les couts de la ration et optimisant sa ration avec bcp de fourrages grossiers et coproduits avec le min de tourteaux et sans doute une bonne ration de base sans aller chercher le dernier litre. Qui doit disant passant est tjs celui qui rapporte le moins...mais en trouvant le juste équilibre afin d'avoir un troupeau performant ( Fécondité, intervalle vêlage, âge de réforme;âge au premier vêlage..)
en partant du principe que l o n pousse moins les VL, j'imagine qu'elles saurant peut être faire une lactation ou deux de plus ce qui permettra de réduire ses frais d'élevage. Car l'élevage coûte très cher et tant qu'il n'y a pas de veau ca ne rapporte pas.
Enibob
le 14 Décembre 2015 10h35
@ Martin
J'ai le souffle coupé devant la profondeur de votre réflexion !
Votre hypothèse est tout à fait dans le cadre du billet de Milkawa, des commentaires de Pragmat et de ma réponse à Benjy ...
Bravo ! On ne vous en demandait pas autant : pour une fois, vous êtes constructif et tout le monde appréciera votre solution.
Bien calculer ce qui reste en poche avec une vache traite pour sa consommation personnelle, voici qui résoudra le problème du secteur. Personne avant vous n'y avait pensé. Quelle avancée ! Je suis certain que le MIG va mettre en place un comité d'experts pour élaborer une nouvelle proposition à la Commission !
jatipi.j.a.pic.centerblog.net/1d0e748e.gif
Enibob
le 14 Décembre 2015 10h42
@ En bref
un outil d'aide : idele.fr/services/outils/couprod.html
Benjy
le 14 Décembre 2015 11h19
enibob,
Vous pouvez etre performant dans le secteur laitier et avoir pendant qq années plus de remboursements car vous avez dü investir pas par choix, mais par obligation pour une certaine continuité!
A ce jour, personne n'aurait imaginé une tel catastrophe ! Même les plus grands calculateurs (les banques) se sont trompée... Alors a qui la faute??
Un autre commentaire que j'ai lu de je sais plus qui, disait:
L'Europe a decidé de supprimer les quota pour faire un atérisage en douceur... a moins que vous aimez le sado mazo, moi en tout cas cela ne me convient pas et ne me persuade pas !
Ce que je veux dire c'est aussi bien les banques que l'Europe n'a cru tomber aussi bas... Par contre nous éleveur, nous aurions dû anticipé...
Benjy
le 15 Décembre 2015 08h51
Game overdose,
Vous venez de répondre à ma question, qui aurait pu prévoir??
La continuité, c est lorsque les parents créé de la place pour que leurs enfants puissent continuer la profession. Ou que les enfants investissent pour se donner un revenu.
Ajd ce sont ces gens, et il y en a bcp, qui sont pénalisé le plus fort car ils doivent rembourser les banques en plus des frais de fonctionnements...
Alors qu ils sont la suite du future normalement?? Pas le pensionné sans chargent...
Benjy
le 15 Décembre 2015 08h52
Excuse game over, problème de t9. Écrit game overdose ...
Choupet
le 15 Décembre 2015 12h50
Benjy tu reprends en disant que les plus rentables hum j'aurai tendance a dire celles qui perdent le moins.au prix actuel, je ne voi pas comment on pourrait dégager du bénéfice.
C'est l même pour beaucoup d'entreprises,certaines ont du délocaliser sinon elles disparaissaient,résultat désert économique dans notre pays.
Eux se sont adaptés. Ne le prend pas mal je saï qu'en agriculture,c'est impossible.mais ces donneurs de leçon n'ont aucun sens pratique.
Enibob
le 15 Décembre 2015 16h24
@ Choupet
Ignorez-vous que toutes, je dis bien toutes, les productions que l'on fait en Wallonie peuvent se faire ailleurs ? Il y a des "délocalisations" depuis pas mal de temps : pommes de terre, laitues, carottes, petits fruits, fruits ...
Alors,"impossible en agriculture", vous pouvez repasser ...
Et avec le coût actuel des transports, pas de problème ... Permis avec les économies main d'œuvre, foncier, ...
Voyez le prix des tomates espagnoles et les flamandes. En plus, les espagnoles, même avec le transport sur 2.000 km, émettent moins de CO2 que celles produites en serre chauffées chez nous ! Idem pour les poivrons, les aubergines, ...
Voyez aussi les billets et commentaires au sujet des agneaux ...
Je répète une fois de plus : il faut que les systèmes soient suffisamment flexibles pour réagir à la volatilité. Combien le laitiers, face à la baisse de prix ont augmenté leur production de lait ? Ne venez donc pas dire qu'il n'est pas possible de réagir !
J'ai à de nombreuses reprises mis en lien les recommandations de l'Idèle ...
Je repose la question : qui s'en est inspiré ?
Choupet
le 15 Décembre 2015 17h32
Toutes peut être mais il y a des savoirs faire qui nous sont propres on peut imiter mais pas égaler,c'est la dessu qu'il faut jouer.
Chauffer les serres,produit beaucoup de co2 et coute cher.exact montez dans votre voiture,il y a des ha de serres,chauffée grâce au lisier de la ferme voisine (dans les environs de geel,anvers)des gens qui vivent en symbiose,a s'inspirer.
Choupet
le 15 Décembre 2015 17h36
Enibob vous n'avez pas compris le fond de ce que dis, les entreprises savent délocaliser,nous ne savons pas délocaliser nos champs. Pourtant nous sommes en compétition avec des gens qui ont des coûts inférieurs. Je pense que nous sommes sur la même onde la des su.
tirelipimpon
le 15 Décembre 2015 18h06
Sur Idèle justement.
Dans la région Nord Pas de Calais, le cout de production de 1000 l de lait est à 463 euros en moyenne et à 371 pour les meilleurs.
Fermement
le 16 Décembre 2015 13h38
Quand vous parler des productions de fruits et légumes espagnol ou autres,avez -vous été voir dans quelles conditions elles sont cultivées et surtout quel salaire et quelles garantie sociales ont les ouvriers?Leurs salaires font figure de misère à coté de nos pensions.
Toujours moins cher, tjr. plus dur pour tout le monde.