Un entretien intéressant ...

par Protagoras, le 27 Octobre 2017 18h11
https://www.letemps.ch/economie/2017/10/26/erik-fyrwald-lagr ...

L'UE a reporté cette semaine sa décision sur une possible interdiction du glyphosate, assimilé à Monsanto, le satan des temps modernes.
Regrettons avec M Fyrwald, directeur général de Syngenta, qu'en Europe le processus réglementaire devient trop politique. Il faut bien entendu s'interroger sur les possibles effets nocifs d'un pesticide. Mais sur une base scientifique. Ici, on a fait appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion.
Ce n'est pas à l'honneur de nos dirigeants : ils ne réagissent plus que sous le coup de l'émotion et de la pression des agitateurs de peurs autoproclamés "seuls démocrates" spécialistes en stratégie de manipulation des émotions des citoyens et adulés par les chaines tv publiques.
M Fyrwald rappelle aussi quelques vérités au sujet du bio, des OGM, des pesticides ...

Hawk
le 28 Octobre 2017 09h36

Le dossier du glyphosate est un dossier truqué, manipulé, falsifié depuis le début. Cet herbicide, le plus utilisé dans le monde et aussi le plus inoffensif (selon toutes les études scientifiques objectives) est devenu le bouc émissaire, symbole involontaire de la lutte contre les OGM et contre Monsanto (qui n’en est pourtant plus propriétaire depuis 17 ans, et qui n’en génère que /- 15% de ses bénéfices www.fool.com/investing/2016/05/26/how-much-money-does-monsanto-make-from-roundup.aspx),  devenant la cible d’une vaste manipulation idéologique.
Récemment, nous avons vu l’OMS annoncer que le glyphosate n’est probablement pas cancérigène, prenant ainsi à contre-pied la classification de sa propre agence, le CIRC !
Nous avons aussi vu toutes les agences de sécurité alimentaires du monde, et tous les scientifiques non engagés (sans financement privé ni pression politique ou idéologique) clamer haut et fort que le glyphosate, dans des conditions normales d’utilisation, ne pose aucun problème, ni pour la santé, ni pour l’environnement.
Dans notre société, si un rapport scientifique va à l’encontre de l’opinion publique, qui en général n’aborde le sujet que sur le plan émotionnel, il est immédiatement vilipendé, médiatiquement massacré, et les scientifiques (ainsi que leurs soutiens et défenseurs) soupçonnés ou clairement accusés d’avoir été corrompus par quelqu'un.
Peut-on, pour de sombres raisons idéologiques, remettre en cause tout ce qui est une garantie de sécurité alimentaire, de qualité et de sécurité des aliments, et de réduction des effets de l’agriculture sur le réchauffement climatique ?

paturage
le 28 Octobre 2017 10h19

Contrairement à ce que vous dites, l'oms a classifié le glyphosate de cancérigène probable pour l'homme et de cancérigène pour l'animal...

Hawk
le 28 Octobre 2017 15h37

Non monsieur, c'est le CIRC qui a "classifié" ainsi le glyphosate, au même niveau que la viande rouge ...
L'OMS en tant que tel, a estimé, dans un rapport publié le 16/05/2016 (ici : www.who.int/foodsafety/jmprsummary2016.pdf?ua=1)  qu'il était "peu probable que le glyphosate provoque un risque cancérogène chez les humains qui y seraient exposés par l'alimentation".
Par ailleurs, celui qui présidait le Groupe de Travail du du CIRC, M Aaron Blair, a témoigné,devant un tribunal californien, qu'il savait qu'il y avait des données issues de la vaste étude d'une cohorte d'agriculteurs et de leurs conjoints, l'Agriculture Health Study, dont il a été en partie l'auteur et qui, si elles avaient été prises en compte, auraient produit un classement différent, moins préoccupant, du glyphosate.
Voyez ceci : in.reuters.com/article/glyphosate-cancer-data/special-report-cancer-agency-left-in-the-dark-over-glyphosate-evidence-idINKBN19525P 
et le témoignage de M Blair : usrtk.org/wp-content/uploads/2017/06/Dr.-Aaron-Blair-03.20.2017_Redacted.pdf 
Alors, M paturage, lorsqu'on met bout à bout les éléments du dossier, il y a de quoi échafauder une théorie du complot fort attractive au sujet de l'activisme anti glyphosate ...
La classification du glyphosate comme cancérogène probable pour l'homme a été le résultat d'un résumé biaisé et incomplet des preuves expérimentales évalué par le groupe de travail. C'est cela la réalité.
Remarquez que je ne conteste pas une autre réalité : le glyphosate détruit les "herbes indésirables".

Hawk
le 28 Octobre 2017 15h57

Savez-vous, cher M paturage, que le CIRC a classé la lumière du soleil comme cancérogène de classe 1 : "cancérogène pour l'homme" ? Idem pour les charcuteries ... Avez-vous renoncé au salami et au jambon d'Ardenne ? Empêchez-vous vos enfants de gambader dans la nature ?
Les agitateurs de peurs confondent allègrement les notions de "risque" et de danger".
Concernant le lumière solaire, par exemple, une exposition prolongée au soleil peut être dangereuse, mais une certaine exposition est nécessaire en termes d'apport en vitamine D.
Quant au glyphosate, il peut être dangereux à des doses extrêmes, mais les preuves fournies par les organismes de réglementation indiquent qu'il n'est pas dangereux s'il est utilisé conformément aux instructions des fabricants d'herbicides concernant la dilution et la protection. En d'autres termes, les éléments de preuve indiquent que les risques associés au glyphosate sont faibles une fois les expositions typiques prises en compte.
Cette distinction entre danger et risque a été clairement et largement expliquée, mais elle est délibérément ignorée par certains groupes de pression verts obnubilés par leurs obsessions des Grands Satans, de Monsanto et des OGM et qui ont manifestement convaincu nombre de politiciens qui préfèrent renoncer à l'évaluation de l'état des preuves contre le glyphosate et des coûts économiques et sociaux s'il devait être interdit....
Quels sont leurs véritables objectifs ?

paturage
le 29 Octobre 2017 06h00

Quels sont vos intérêts à défendre à ce point ce produit? Nous savons.tous bien qu'il est au coeur de profits colossaux pour certaines entreprises et que le risque de pression est dès lors probable... Des alternatives existent, sont utilisées par de nombreux agriculteurs avec un bénéfice certain économique pour l'agriculteur ainsi qu'avec un bénéfice environnemental et santé probable. Même si le risque santé n'est que de 5%, a t'on le droit en temps qu'agriculteur de prendre ce leger risque? Moi je dis non, car je me sens responsable des produits qui sortent de ma ferme

Hawk
le 29 Octobre 2017 12h22

Je ne défend pas ce produit comme vous dites.
Relisez moi attentivement : je déplore que dans cette affaire ce soit l'émotionnel résultant de peurs agitées par les groupes de pression verts obnubilés par leurs obsessions des Grands Satans, de Monsanto et des OGM, qui a pris le dessus sur une analyse objective.
Je me permet aussi d'attirer votre attention sur le fait que dans le cadre d'une agriculture de conservation visant à garder un sol constamment couvert par de la végétation et à ne pas labourer le sol pour préserver au maximum sa structure, la vie qu’il héberge (vers de terre et faune diverse) et limiter l’érosion, le glyphosate a parfaitement sa place. En supprimant le labour, les agriculteurs améliorent la santé de leurs sols mais se passent d’un moyen efficace de gestion des mauvaises herbes. La bonne réussite de ces cultures dépend donc en grande partie de l’emploi d’herbicides, dont le glyphosate.
Sa suppression pourrait donc entraîner l'abandon de pratiques environnementales "vertueuses", alors qu'il a été contrôlé par l'OMS qu'il n'est pas dangereux s'il est utilisé conformément aux instructions des fabricants d'herbicides concernant la dilution et la protection.
Soyez certain que des produits de substitution finiront par arriver, mais ils seront 5 à 6 fois plus chers (le glyphosate n'est plus protégé par un brevet depuis belle lurette et 70% de sa production se faite en Chine ...) ce qui changera considérablement les données du problème pour les agriculteurs, qui ont souvent déjà bien du mal à rentabiliser leur travail.
Je répète ma question : peut-on, pour de sombres raisons idéologiques, remettre en cause tout ce qui est une garantie de sécurité alimentaire, de qualité et de sécurité des aliments, et de réduction des effets de l’agriculture sur le réchauffement climatique ?
Mais vous avez peut-être une solution ...

tirelipimpon
le 29 Octobre 2017 18h49

oui

Hawk
le 31 Octobre 2017 16h18

Question de l'intello :
" peut-on, pour de sombres raisons idéologiques, remettre en cause tout ce qui est une garantie de sécurité alimentaire, de qualité et de sécurité des aliments, et de réduction des effets de l’agriculture sur le réchauffement climatique ?"
Réponse de l'expert en lieu et place de M pâturage :
"oui"
Avec une telle réponse on sait tout ! L'idéologie a le droit de remettre en cause les garanties de sécurité alimentaire mais pas de soucis : on est sauvés! l'expert l'a dit, sans le démontrer.
L'idéologie, comme toute religion, n'a pas besoin d'expliquer. C'est le dogme (principe imposé par une église - on en revient à la messe LOL - ou une école qui présente ledit principe comme une vérité incontestable et indiscutable). Il faut croire aveuglément la Pensée révélée ...
En fait, l'expert est un croyant ...

tirelipimpon
le 01 Novembre 2017 19h42

Bienvenue dans la dictature des experts de la science et du climat.

Le Dogme fondateur du libéralisme est " tous les hommes sont libres et égaux en droits, aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres. Chaque ètre humain est libre d'agir comme il l'entend conformément à ses aspirations, à sa situation, à ses capacités."
Le même principe de liberté peut donc s’énoncer sous forme négative : « aucun être humain n’a le droit de priver un autre être humain de sa liberté d’agir comme il l’entend conformément à ses aspirations, à sa situation et à ses capacités ». Sous ses deux formes, positive et négative, le principe libéral a valeur de dogme. Si les libéraux sont souvent taxés de dogmatisme, c’est parce qu’en effet, pour eux, on ne transige pas avec la liberté. La règle libérale est ainsi compatible avec toutes les autres règles, qu’elles soient éthiques, philosophiques ou religieuses, tant qu’elles ne commandent pas d’exercer une contrainte sur d’autres êtres humains, QUEL QUE SOIT LE PRéTEXTE DONNé pour cela.
Dans la pratique, cela veut dire qu'un groupe d'experts aussi compétent soi-il n'a pas le droit de forcer une personne à consommer du glyphosate contre son gré, quand bien même ce glyphosate est inoffensif. Car le problème du glyphosate, c'est qu'il se retrouve dans de nombreux aliments, à des doses très très réduites certes, mais il est présent. Selon l'idéologie libérale aucun scientifique ne peut imposer à une autre personne d'ingérer du glyphosate sous prétexte qu'il n'est pas mauvais pour la santé ou bon pour le climat.

Hawk
le 02 Novembre 2017 08h50

"Selon l'idéologie libérale aucun scientifique ne peut imposer à une autre personne d'ingérer du glyphosate sous prétexte qu'il n'est pas mauvais pour la santé ou bon pour le climat."
Vous avez vraiment l'esprit tordu et tordez donc allègrement les sources que vous copiez ...
www.contrepoints.org/2017/08/19/150897-qu-est-ce-que-le-liberalisme 

tirelipimpon
le 03 Novembre 2017 08h04

Je n'en peux rien si vous n'êtes pas capable de suivre un raisonnement logique sinon démontrez moi le sophisme.

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