Prenez la peine d'ecouter Paul

par laitier, le 12 Avril 2013 13h54

Agir ou subir, a chacun de choisir ...

Enibob
le 12 Avril 2013 16h43

La "solution" EMB, proposée par M Paul de Montvalon, homme "libre et fier de son métier", depuis des mois et des mois n'a manifestement pas réussi à convaincre la majorité des acteurs du secteur, que ce soient les producteurs laitiers ou les ministres de l'agriculture en passant par le Commissaire Ciolos, sans parler bien entendu de la transformation, coopératives ou sociétés anonymes.
Charles le Téméraire, se rendant compte que ses actions étaient inutiles, avait trouvé cet aphorisme, souvent repris par divers gouvernants depuis le 15ème siècle : "Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer".
Persévérer, selon le Littré, c'est "Demeurer toujours dans la même manière d'être". M de Montvallon persévère ... Il oublie que, généralement, se comporter de la même manière en s'attendant à un résultat différent, cela tient de la quadrature du cercle.
Quelques vers célèbres d'Alfred de Vigny, à méditer
"Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
(La mort du Loup, 1843)

Enibob
le 12 Avril 2013 18h35

En relation avec ce sujet, mais aussi avec le billet relatif à la tribune de JA référencée ci-dessous, une analyse sur Wikiagri : wikiagri.fr/articles/grande-distribution-et-agriculteurs-je-taime-moi-non-plus/505 
A souligner le paragraphe suivant
"L'opacité du système permet aujourd'hui à la fois aux associations de consommateurs de réclamer des prix bas, aux agriculteurs de réclamer une part plus importante, aux grandes surfaces de dire aux agriculteurs de s'adresser aux marges des transformateurs, et aux transformateurs de renvoyer la balle dans le rond central. Il n'existe donc aucune solution qui soit correcte."
Et la proposition de l'auteur : répartir la marge sur base d'une définition des besoins de chacun et créer une part "conjoncturelle" qui serait partagée en fonction de "crises" ...
"définir les besoins de chacun" : Ouh là là !
Il y a plus simple : le système EMB ou "Si la solution n’est pas adaptée à la situation, adaptez la situation à la solution"

guy francq
le 12 Avril 2013 21h50

@enibob,

Cher Mr, à travers vos réflexions, on se rend compte de suite que vous n'avez jamais trait une vache de votre vie.....comment pouvez -vous accepter que nous recevions le même prix pour notre lait qu'il y a 30 ans.....Sachez bien une chose, les jeunes vous ne les auraient plus dans cette mascarade car les faire "travailler" pour un revenu qui est négatif.. vous invitera a traire dans plusieurs exploitations.
Aujourd'hui pour se lancer dans le secteur et obtenir une " durabilité " le jeune a besoin de toucher son lait à un minimum de 0,52 € par litre...
Alors vos commentaires, gardez les sagement pour vous .... et laissez parler les vrais professionnels, je veux dire les vrais trayeurs qui restent encore.

Enibob
le 13 Avril 2013 13h11

Avec tout le respect que je vous dois M Francq, vous êtes dans l'erreur. Ne portez pas de jugements sans connaître la personne qui commente. Que savez vous de mon itinéraire professionnel ?
Mes réflexions n'ont pas pour objet de vous empêcher d'obtenir ce que vous voulez. Si vous réussissez, tant mieux pour vous.
Je fais part de réflexions basées sur l'observation du marché laitier que je pense connaître et point n'est besoin pour cela de traire, que ce soit à la main assis sur un "chame" ou derrière un ordi à piloter un robot.
Je constate, au vu des nombreuses études que les coûts de production varient énormément, non seulement entre bassins de production, mais aussi au sein d'un même bassin : un écart de l'ordre de 100 euros aux mille litres, voire plus, non pas par rapport à l'Argentine ou la Nouvelle-Zélande, mais par rapport au voisin wallon ou breton. Bien entendu cela tient de divers facteurs qui sont souvent la conséquence de choix individuels : choix d'investissements (reprise surévaluée, constructions, équipements, etc ...), choix de parcours techniques. Ces choix ont été faits librement, personne ne les a imposés au trayeur. Fondamentalement, je suis d'avis qu'à toute liberté est attachée une responsabilité, c'est à dire qu'il faut assumer ses choix.
Et si un observateur comme moi constate ces différences, soyez certain M Francq que l'aval de la production est parfaitement au courant et sait très bien, le passé le prouvant, que si un producteur arrête, sa production est reprise par un autre qui a des coûts de production qui lui permet de vendre son produit et d'investir. Et l'exemple anglais est là : lorsque les GMS pensent que leur approvisionnement risque de souffrir, elles proposent, via les transformateurs, à un certain nombre de fermiers des prix garantis à un niveau qui permet à chaque partie de poursuivre ses activités. Mais ce ne sont certainement pas les producteurs qui sont dans la fourchette haute des coûts qui entrent dans ce système de garant

Enibob
le 13 Avril 2013 13h14

Suite
Mais ce ne sont certainement pas les producteurs qui sont dans la fourchette haute des coûts qui entrent dans ce système de garantie ...
Quant aux "vrais professionnels", j'observe aussi qu'une majorité ne vous suit pas.
Mais peut-être que pour vous ce ne sont que des amateurs eux aussi ?

Le pompier
le 13 Avril 2013 17h32

Évidemment traire en prairie avec un tabouret à trois pieds appelé "berouette" est peut-être encore pour vous de la nostalgie de votre ancien métier d'instit qui était une image de vivre le bonheur dans le pré. Et que parfois vous alliez chatouiller le pis de la vache qui se trouvait toute seule dans la pâture derrière l'école./..
A vous lire, je ne peux penser qu' à notre wallon bien assis mais en fin de carrière, un peu comme vous derrière l'ordi visualisant les nombreux abaques étrangers relatifs aux marges mondiales.
La majorité silencieuse des producteurs ne relève même plus les défis de vos commentaires. Ils ont compris que vous ne saviez rien faire pour les aider...à obtenir un prix du lait correcte.

lait
le 14 Avril 2013 00h03

comment voulez vous qu un jeune soit motivé dans l'agriculture ? il y a le prix du lait mais il n'y a pas que ça, quand il vous vois travailler des heures et des heures 7 jours sur 7 pour être en ordre dans tout (qfl, registre, sanitel, comptabilité .....) a l'époque vous payez une personne pour faire ce travail ( sanitel ) aujourd'hui vous payez les cotisation et en plus vous devez le faire vous même .Ne peut on pas commencer par dire halte la a tout ces gens qui faut payer pour du vent le lait d' il y a 50 ans et d'aujourd'hui n'est pas différent

Christian Royen
le 14 Avril 2013 08h42

@ Guy Francq
Je suis bien d'accord que le prix du lait est trop bas, mais un prix de 0.52€/l serait une catastrophe car à ce prix là l'industrie va à nouveau se tourner vers des produits de substitution et le prix va à nouveau redescendre à des prix plancher. Il faut absolument que le lait reste attractif pour l'industrie sinon on est reparti pour la galère (si même je sais qu'on est déjà dedans...)

guy francq
le 14 Avril 2013 11h36

@ mr Royen,

Par comparatif, -le lait au même prix que l' EAU dans les grandes surfaces?
- 2 litres de lait pour un litre de COCA?
Reconnaissons le prix du lait à sa VRAIE VALEUR....

Restons logique et revendiquons la ' NOBLESSE" de nos produits......, nous avons bien pu le faire pour un commerce qui n'est n'encore qu"une niche" , l'exemple du lait "FAIREBEL" .
On pourrait étendre ce label à d'autres spéculations ( un bon morceau de viande ou de porc différencié ), même si ce n'est que par une certaine "équité" des marches financières rétribuées à chaque secteur de la chaîne, -producteurs
-transformateurs
- grandes surfaces (comeos).
Je vous invite déjà a rester attentif au communiqué de presse que fera notre Ministre wallon de l'agriculture concernant le lait ce mardi 16 avril à 10 h .

Christian Royen
le 14 Avril 2013 12h46

@ Guy Francq

Tout à fait d'accord, mais ce n'est pas cela qui va empêcher l'industrie d'utiliser des produits végétaux à la place du lait si celui est trop chère pour eux.

la galère
le 14 Avril 2013 18h10

Je confirme que je ne trouve pas dans les propos des Messieurs Moreau et Enibob même s'ils sont pertinents la matière, la solution à appliquer à mon exploitation.. cela ne veut pas dire que je ne les lis pas mais pas moyen d'y trouver de quoi valoriser le lait que nous produisons de manière à payer les factures. mais de plus en plus je décomplexe .......j'arrête de culpabiliser ........il arrivera ce qu'il doit arriver ... tout ce qui compte c'est que nous fassions du mieux que nous le pouvons.

richard
le 14 Avril 2013 19h07

se sont les consommateurs qui vont empêcher les industriels de mettre de la M...e à la place de non bon produit, nous allons de plus en plus les dénoncer
mais pour le prix de revient certes il existe des écart, mais bon je sais que en Belgique la compta c'est pas votre fort mais en France la moyenne du prix de revient est de 43cts en zone de pleine comme en Allemagne sachez que 60% du prix de revient dépend de l'alimentation et nos politique nous ont rendus dépendant des protéines achetés
www.europeanmilkboard.org/fr/special-content/actualites/news-details/browse/1/article/german-milk-production-costs-well-over-40-cents-a-kilo.html?tx_ttnews[backPid]=97&cHash=ecd6ef56449f2eb5b451e58fcc3e7d15 

Enibob
le 14 Avril 2013 21h34

Je constate aussi que M Francq ne réagit pas à la réalité qui dérange et que j'ai rappelée : "Et si un observateur comme moi constate ces différences (nb : les différences de coût), soyez certain M Francq que l'aval de la production est parfaitement au courant et sait très bien, le passé le prouvant, que si un producteur arrête, sa production est reprise par un autre qui a des coûts de production qui lui permet de vendre son produit et d'investir."
Il est bien entendu que tout le monde, St Carlo en premier, préférerait comme il l'a souvent été plaidé sur ce site, que la production laitière soit assurée autrement que par des exploitations de 1.000 vaches qui n'ont d'autre horizon que leurs logettes, une aire de "récréation" bétonnée et un passage au robot pour donner leur lait en échange de concentrés. Le mythe du petit producteur, proche de la terre, proche des consommateurs à qui il vend parfois directement sa production, idéalisé par les média et par un certain nombre de consommateurs (surtout ceux qui mangent bio de Pologne, d’Ukraine ou de Chine et bouffent de l’agriculteur pollueur à chaque phrase qu'ils prononcent) est bien vivant. Mais c'est un mythe.
Le problème, c'est que ceux qui, comme l'EMB, voudraient que ce système soit imposé par les autorités et, dans le cas du lait, soit appuyé par un contingentement de la production, voire un prix réglementé comme au Canada, ne sont pas suivis, ni par leurs confrères, ni par les décideurs politiques.
Et ne parlez pas de lait équitable avec Fairebel : c'est galvauder le mot équitable, puisque ce n'est pas le lait de ceux qui touchent des royalties versées par Luxlait qui est acheté par les consommateurs.

Sollecus
le 15 Avril 2013 05h33

Bien avant, il fallait se payer un quota laitier pour produire. Maintenant on vous le donne via la banque des quotas qui ne sait plus que faire pour le distribuer tellement la remise au pot est énorme. Et malgré cela vous dites que la production augmente via des grosses exploitations laitières qui ont un investisseur de première importance...
Si Lda tourne bien avec Solarec c'est à cause des voisins frontaliers qui inondent le lait des Ardennes. Alors qu'il vienne ce lait de France, Pays bas ou Lux, je ne vois plus aucune différence dans le marché du lait . Ce que je peux vous dire, c'est un produit équitable rémunère correctement tous les acteurs de la filière.
Comme vous n'aimez pas le lait équitable, il ne vous reste plus qu' à choisir entre le coca-cola ou le pepsi !

tirelipimpon
le 15 Avril 2013 11h39

" Le passé le prouvant ", le passé !!!

avec des arguments comme ca, le prix des maisons va encore doubler dans les dix ans, le passé le prouvant

tirelipimpon
le 15 Avril 2013 12h43

"Avec tout le respect que je vous dois M Francq, vous êtes dans l'erreur. Ne portez pas de jugements sans connaître la personne qui commente. Que savez vous de mon itinéraire professionnel ? "
vous avez choisi le mystére sur votre parcours, c'est votre choix, assumez le; vous avez choisi de prendre un ascendant sur les "agriwebsters que sont les agriculteurs éleveurs" en ce faisant dans le sens, vous n'avez pas le droit de me juger, mais moi je l'ai ; assumez -le.
Relisez vos commentaires: plus des trois quarts commencent par un jugement de la personne .
Que voilà, un sacré sens des responsabilités.

par le carolo
le 15 Avril 2013 20h52

@ tirelipimpon ..... et oui nous on a le droit de se faire juger sur ce site on est des c..... ???
d'autre on fréquenté les écoles a haut niveaux ......... le petit problème c'est que on instruit pas que des malin babas.

Enibob
le 16 Avril 2013 18h03

Dès qu'on ne pleure pas avec vous, on juge, on insulte, on méprise ...
Drôle de conception ...

Enibob
le 16 Avril 2013 18h26

Une petite leçon au sujet du marché libre, celui dont vous ne voulez pas : www.institutcoppet.org/2013/04/13/quest-ce-que-le-marche-libre-par-murray-rothbard/ 

bobine
le 16 Avril 2013 19h49

Eni, fait relire tes posts par ton psy, rends toi service...

bobine
le 16 Avril 2013 20h04

Tu passes ton temps (faut vraiment rien avoir à foutre mais bon) à détourner la pensée des commentateurs pour les stigmatiser dans leur propre opinion... et puis tu viens te plaindre qu'on te stigmatise... Génial !

Sollecus
le 17 Avril 2013 13h01

Enibob

Aurais-tu aussi un compte au Luxembourg ? Pour satisfaire ton marché libre .
Ne pleures pas... On rigole avec toi ...et de tes sujets extra muros. Lol

L'agriculture a besoin de bras et pas de philosophe pleurnichard.

Enibob
le 17 Avril 2013 21h30

Sollecus, je ne suis pas un de ces laitiers qui vendent leur lait au Grand duché et qui a donc là un compte ...
Et je pense déjà avoir écris que c'est la médiocrité de tes commentaires qui me désole. De là à ce que cela me fasse pleurer, il y a de la marge : on pleure pour la perte de ce qui a de la valeur, les membres de sa famille par exemple. Surtout pas pour des propos abscons ou des bobineries méprisantes. Ni sur le sort de ceux qui se mettent dans les difficultés par défaut d'analyse.
Venant de personnes qui n'ont jamais été en mesure de présenter la moindre argumentation et qui ne savent utiliser que le "ad hominem" lorsqu'ils commentent (ou copier d'autres), cela n'est pas dérangeant.
Il semble que la seule préoccupation que vous avez tous deux, c'est de concourir pour trouver le meilleur mot sensé me blesser. C'est plutôt vous qui avez besoin de consulter ... On appelle cela de la névrose obsessionnelle ou délire paranoïaque lorsque cela s'aggrave.
Les chiens aboient, la caravane passe ... et la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe.

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