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Sucellos
le 28 Avril 2012 13h22
Xème répétition d'un sujet régulièrement placé sur ce site.
Voir
www.agri-web.eu/2012-04-11_histoire-de-lagriculture-et-leconomie-verte, billet du 11/04
www.agri-web.eu/2012-03-20_investir-dans-lagriculture-une-necessite, billet du 20/03
www.agri-web.eu/2012-03-16_nourrir-les-hommes-quelles-solutions-pour-lagriculture-de-demain, billet du 16/03
www.agri-web.eu/2012-03-12_agriculture-ecologiquement-intensive, billet du 12/03
www.agri-web.eu/2012-03-07_lutte-contre-la-pauvrete-quelles-politiques-agricoles, billet du 07/03
Mais les seules réactions, quand il y en a, vont toutes dans le même sens : du vent, il faut des prix garantis, des aides, le marché, tous des pourris ... des visions de cravateux qui ne connaissent rien de la réalité ...
JM Moreau
le 29 Avril 2012 11h33
Je rappellerais personnellement mon billet "Quelle agriculture ?" du 01/02 dernier qui avait suscité quelques échanges où sont apparus les clivages habituels : d'une part les irréductibles protectionnistes anti-marché, anti-coopératives qui ne voient dans l'UE que la source de leurs malheurs et qui disent pire que pendre de la mondialisation mais qui réclament l'intervention de l'Etat pour tout et d'autre part, ceux qui se rendent compte que nous vivons dans un monde différent, dans une Europe qui a tourné la page d'une PAC garantissant des prix, avec la perspective d'une future PAC qui imposera des contraintes environnementales, mais aussi dans un monde qui aura besoin de toutes les énergies pour assurer l'alimentation de tous dans un futur proche.
Bobine pose une question : je répondrai en le/la renvoyant à ce billet du 01/02 : il n'y a pas UNE solution, mais DES solutions car, non seulement les éco-systèmes sont multiples, mais la demande des consommateurs est multiple et il appartient à chacun, dans le cadre des règles de fonctionnement qui sont ce qu'elles sont, de se positionner par rapport à un marché en fonction de ses capacités, des potentialités agrologiques de son exploitation, de ses connaissances, de son projet de vie pour y répondre et gagner sa vie.
bobine
le 29 Avril 2012 20h08
@ Sucellos par rapport au réactions :
Oui, bon, après, les lecteurs réagissent rarement pour dire "je suis d'accord", mais n'hésite pas par contre à réagir quand ils ne le sont pas, c'est le propre du commentaires Internet et vous le savez très bien...
Sucellos
le 30 Avril 2012 14h10
Evidemment, avec votre vision manichéenne des choses, c'est une explication : on est pour ou on est contre. Quand on est pour on ne dit rien, quand on est contre on le dit, sans argumenter, sans proposer d'alternative. Il suffit d'être contre, de critiquer, de se victimiser et tout va bien.
J'avais déjà soulevé la question en écrivant : la réussite économique et la liberté de choix et d’actions des années 80-90, se sont transformées en dépendance des subventions européennes et respect des injonctions environnementales de la société dans les pratiques professionnelles ... Cela semble avoir complètement anesthésié la réflexion sur l'avenir des pratiques à mettre en oeuvre face aux défis de l'avenir.
Sauf
- M Agro qui régulièrement témoigne de la mise au point d'un système qui répond à ses attentes en la matière
- M le Wallon qui témoigne de sa pratique, soit un système économique basé sur la prairie et une génétique performante avec peu d'investissements.
- M Benjy qui se débat face à ses échéances, son modèle "0 grazing" ne s'avérant plus performant face aux augmentations du coût des aliments et de l'énergie.
Papy Joseph
le 30 Avril 2012 16h46
Quand une nouvelle variété est mise sur le marché, les agriculteurs qui l'essayeront l'accepteront seulement si elle les satisfait pour les caractéristiques intrinsèques recherchées. Si cela n'est pas le cas, ils l'oublieront, comme ils le font d'habitude avec toutes les variétés de n'importe quelles plantes cultivées.
L'économie de marché, les fantasmes tels que "les semenciers alliés aux banques veulent la mort des fermes familiales" et je ne sais quels autres arguments farfelus et fantasmagoriques à la sauce "idéologico-dogmatique", n'ont heureusement, rien à voir avec le jugement des professionnels au champ. Ce sont eux, et eux seuls, qui feront que cette variété percera ou pas ! Les exemples sont légion. Et dès qu'elle ne satisfait plus, ils cesseront de l'utiliser.
Le problème chez nous, c'est que pour faire plaisir aux bobocologistes et autres pastèques qui ont réussi à insuffler la peur dans la population, les agriculteurs n'ont pas la possibilité d'essayer les PGM, même cisgéniques, même permettant de réduire l'emploi d'intrants de plus en plus coûteux. Et c'est probablement parce qu'ils savent qu'ils les adopteront, qu'ils refusent qu'ils puissent essayer.
Il en sera de même pour les techniques qui devront succéder à celles, actuelles, qui deviendront insoutenables car trop coûteuses. Les plus curieux, les plus dynamiques, essayeront et trouveront ce qui leur permettra de poursuivre leur activité. Comme cela a toujours été le cas dans l'histoire de l'agriculture.
Papy Joseph
le 30 Avril 2012 17h49
Édifiant par exemple, cette citation du cofondateur de GreenPeace, Paul Watson :
"Ce qui est la vérité n'a pas d'importance. Seul compte ce que les gens pensent être la vérité". (Magazine Forbes, Nov 1991)
Leur stratégie est claire. Et ils semblent avoir réussi avec les PGM !
JM Moreau
le 30 Avril 2012 18h33
En complément de mon commentaire d'hier, je pense qu'il est indispensable de redonner la priorité à l’innovation. Car, sans une amélioration significative de la productivité et des rendements, la production agricole ne pourra pas augmenter de 70% d’ici 2050, objectif que l’ONU considère comme primoridal pour garantir la sécurité alimentaire mondiale.
Il serait aussi nécessaire que les instances compétentes se penchent sur la mise en place d'une régulation adaptée des marchés agricoles internationaux.