France : la contractualisation se met en place dans le secteur laitier.

par JM Moreau, le 21 Décembre 2011 17h48
http://agriculture.gouv.fr/Note-aux-redactions-Signature-d-u ...

Après Danone la semaine dernière, Senoble est l'un des premiers groupes industriels à signer un accord-cadre collectif avec ses organisations de producteurs. Le ministre de l'Agriculture n'a pas manqué de saisir cette opportunité pour rappeler son engagement pour la mise en place de la contractualisation.
"Cela fait plus d'un an que je me bat pour la mise en place de ces contrats qui sont dans l'intérêt des producteurs car ils leur donnent de la visibilité sur tous leurs revenus", s'est félicité le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, lors de la signature du contrat cadre entre Senoble et ses groupements de producteurs, le 20 décembre à la maison du lait à Paris.
"Il faut que tous les industriels aillent dans cette direction car c'est un des morceaux du puzzle qui donnera cette visibilité aux producteurs de lait pour pouvoir investir. Les industriels pourront aussi sécuriser leurs approvisionnements", a fait valoir le...

laitier
le 21 Décembre 2011 23h08

mets ton lait au bord de la route, et soit content que la laiterie vienne te le chercher !
pour le prix, t as qu a faire confiance a l interpro, tu sais, celle qui laisse les cooperatives instaurer le double (euh pardon le triple volume, prix ) en s offrant meme le luxe de ne meme pas s harmoniser entre ttes les coops sur la base de vol A par rapport au quota initial !!!!!!!

pardon pour la synthaxe et meme l orthographe, c est l enervement !!

Sucellos
le 22 Décembre 2011 11h13

@ laitier
Si vous n'êtes pas content du prix que l'on vous paye, cherchez d'autres clients qui accepteront de vous payer ce que vous souhaitez. Ou alors, réduisez vos coûts. Et si vous n'y arrivez pas, changez de business !
Rappelez-vous la fameuse "pétition des marchands de chandelle" de votre compatriote, l'économiste français du XIXe siècle, Frédéric Bastiat. Il imaginait des fabricants de chandelle proposant de stimuler leur activité en empêchant le soleil de briller. Bien sûr, cette démarche aurait permis de créer des emplois dans cette industrie. Elle aurait néanmoins détruit des ressources utiles ailleurs et conduit in fine à une détérioration des conditions de vie du plus grand nombre.
Confondre l’intérêt à court terme de certains fabricants et celui de l’ensemble des individus n’est jamais une bonne chose …
Quittez les slogans de ceux qui s’imaginent capables, par la politique, de substituer leurs rêves à la réalité économique, de geindre pour que les désirs se comblent.
Bonnes fêtes quand même !

Sollecus
le 22 Décembre 2011 15h50

@ sucellos Moreau

Mais ce sont des signatures "symboliques" voyons .
Qui va signer dans les producteurs de lait des contrats à la veille de Noël ?
Vous pensez vraiment que Bruno Le Maire propose des visibilités aux producteurs ....mais ce ne sont uniquement que des provocations .... électorales
www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/contrats-laitiers-danone-signe-lactalis-rechigne-51579.html 

richard
le 22 Décembre 2011 18h41

Ouf ! J’ai eu peur. L’industrie laitière privée a été sauvée grâce à Bruno Lemaire avec l’aide de la FNPL et de Philippe Mabille pour le groupe SENOBLE. (Voir weeb tv sur revus de presse de l’APLI)
Les contrats cadres sont signés. Vous n’avez plus à vous inquiéter, votre lait va être ramassé, c’est déjà une bonne chose. Le prix !!!!!! !! Heu heu heu quesse c’est que ça ? Ah oui excusez c’est ce qui sert à payer nos factures, nos emprunts, nos cotisations sociales et j’oubliai… vivre aussi ? Mais ce sont les CVO (COTISATION VOLONTAIRE OBLIGATOIRE) qui financent l’interprofession le CNIEL c’est là que l’on parle de prix, pas ailleurs.
Mais ne vous n’inquiétez pas l’industrie laitière est bien défendue. Regarder un exemple : Lactalis cela lui permet de progresser un petit peu, Parmalat en début d’année et une coopérative suédoise peut être pour Noël .
Pour les Coop oui !! Elles se vendent bien aussi, Sodial vient de céder le 1% qu’il avait en trop de Yoplait, bientôt ils n’auront plus de problème de transformation ce sont des capitaux extérieurs qui prendront tous les risques.
Non ! Non ! Après la contractualisation de 5 ans l’industrie privée ne risque plus rien, non elle devient comme les coop elles pourront payer encore moins le NAIF, l’illettré, le SOUMIS.
Non lui, tout ce qu’il demande, ce brave paysan, c’est de traire et qu’on lui ramasse son lait vous savez il se contente de peu !!, il n’a pas le temps de réfléchir, il travaille trop.
Non mais non ! Il ne manquera pas de producteurs de lait, il y aura toujours des C…… pour travailler pour rien. Qu’ils ne se plaignent pas, ils auront du boulot !!

Nos grands parents doivent se retourner dans la tombe. Il y a de plus en plus de pétainistes et de moins en moins de Résistants.

richard
le 22 Décembre 2011 18h51

suite
Les loups ont changé de costume.
Le bien- être de votre Vie et celle de vos Enfants ne dépendent que de Vous. Ne soyez pas lâche et encore moins laxiste. Résister et organisons nous. Tous à France-MILKBAORD pour être 10 000 et non pas 500 comme va le préconiser l’arrêté de Bruno Lemaire.

JM Moreau
le 22 Décembre 2011 19h09

Je suis un des rares intervenants sur ce site qui intervient à visage découvert et qui essaye de donner des informations utiles, factuelles. Dans le cas d'espèce, il s'agit de la concrétisation d'une volonté politique visant à préparer l'après quota afin de renforcer le pouvoir de négociation des producteurs. Ce système fera d'ailleurs partie de la réglementation européenne. Ne connaissant pas la teneur du contrat cadre de Senoble que des associations de producteurs ont négocié, je n'ai pas à porter de jugement. Je fais confiance à la capacité des laitiers concernés de savoir ce qui est bon pour eux. Quant à la mise en scène de M Le Maire, elle vaut bien celles de B Lutgen. Tout politicien ne pense qu'à sa prochaine réélection.

JM Moreau
le 22 Décembre 2011 19h11

@ Sollecus
De tous temps le mystère, l'inconnu attirent et fascinent et pour dissiper le brouillard et éclairer la route de celui ou celle qui cherche, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de lui-même, certains utilisent la science séculaire de la divination par les Tarots. C'est probablement ce que fait notre ami Sollecus qui doit interroger cartes, entrailles de poulets ou marc de café afin de percer les identités de ceux qui se cachent derrière des pseudonymes. Il lit sans doute dans les pensées du cheval qui désirait vraiment participer à la course ... Il pourra se recycler comme voyant par internet ... Sucellos doit bien se marrer !
M Sollecus se berce d'illusions, de ces illusions qui naissent de la projection des attentes de ses désirs ou de ses craintes. Le philosophe dit en effet que la racine de l'illusion est dans une projection du couple désir/aversion à l'intérieur des représentations de l'esprit et que le passionné aime à se donner des rêves pour nier le temps et étreindre immédiatement dans l'imagination l'objet de ses désirs. La passion exaspère tellement le désir, qu'il est fatal que le passionné se monte la tête avec des illusions tant il se complaît dans la croyance !!! Que craignez-vous donc M Sollecus ?
La Fontaine disait cela autrement : "Chacun croit fort aisément ce qu’il craint ou ce qu’il désire".
En m'identifiant avec M Sucellos, vous vous voilez la face et vous refuser de regarder en quoi vous cherchez à vous tromper vous-même.

laitier
le 22 Décembre 2011 23h03

c est vrai que les producteurs senoble ont trouvé ce qu il y avait de mieux comme porte parole :
un eleveur retraité qui a mis ses vaches a traire (et son quota a valoriser) chez mr ramery, la future etable de 1000 vl en picardie !!
c est pratique, au moins, il a le temps d aller aux reunions puisqu il dit qu il a preparé ce contrat cadre depuis un an !
quelle avancée pour l eleveur de base d avoir un volume "sécurisé" !!!
www.dailymotion.com/video/xn5egz_zapping-de-l-annee-les-temps-forts-de-l-actualite-syndicale-2011_news 

JM Moreau
le 23 Décembre 2011 09h06

Je constate que dans la profession laitière ceux qui ne pensent pas comme le laitier ou Richard n'ont droit qu'à leur mépris. Chacun n'est-il pas libre de conduire ses affaires comme il l'entend dans le pays des droits de l'homme ?

richard
le 23 Décembre 2011 09h29

Si je comprends bien monsieur Moreau vous été d’accord que le prix n’a pas d’importance dans un contrat de travail, en faite c’est déjà bien d’avoir un travail !!!!!!! Je n’ai de mépris pour ceux qui nous ruinent et qui disent nous défendre
Avouer que dans un contrat, quelle qu’il soit c’est quand même le prix qui est le plus important ???Produire un volume sans savoir le prix il n’y a que les producteurs de lait pour faire un truc pareil

Le paradis
le 23 Décembre 2011 10h36

Un contrat-cadre est un type de contrat qui fixe le cadre des relations futures entre les parties, soit les conditions dans lesquelles de futurs contrats entre les parties seront fixés. La spécificité d'un contrat cadre réside dans la détermination du prix de la prestation. En l'espèce elle est souvent spécifiée « selon tarif en vigueur ».
Entre industriels, ils sont évidemment libres de faire des affaires sur des contrats en blancs .....

Nomlaitier
le 23 Décembre 2011 12h30

Commentaireje n ai pas de mepris pour mr p mabille (j ai deja bu du café chez lui, il est innocent ce n est pas lui qui va faire des etincelles dans la defense des producteurs (meme syndicalement) ....
,j informe juste sur sa situation actuelle d eleveur laitier et constate que les producteurs senoble auraient pu etre representé par un autre eleveur en activité !

JM Moreau
le 23 Décembre 2011 18h31

Le compromis européen sur le "paquet lait", permet aux producteurs de se regrouper pour négocier collectivement des prix et des volumes avec les entreprises, via des contrats entre parties. Dans le cas des fromages sous appellation protégée, il sera autorisé de prendre des dispositions pour réguler l’offre au sein d’une interprofession ou d’un groupement. La régulation du marché laitier qui "protégeait" les producteurs européens va disparaître en 2015, et, tirant les leçons de 2009, le législateur européen ne pouvait donc qu’autoriser la filière à prendre le relais pour tenter d’organiser sa propre réglementation du marché.
Il s'agit d'une révolution quand on se souvient de l'amende infligée à la filière viande bovine pour avoir en 2001 organisé une entente illégale sur les prix de la viande et une limitation des importations, en vue de protéger le marché français.
Je ferai remarquer à M Richard que le prix (ainsi que le délai de payement) est un élément essentiel d'un contrat et que c'est explicitement prévu dans l'accord PE, Commission, Conseil. A plusieurs reprises d'ailleurs je me suis étonné sur ce site de ce que les producteurs belges acceptent de ne pas savoir à l'avance ce qui leur sera payé pour les livraisons (en Nouvelle-Zélande, ils savent ce qu'ils recevront au minimum pour la durée de la saison !). Remarquez aussi que dans le cas de coopératives de transformation, l'absence de contrat est acceptée à condition que le ROI assure des mesures équivalentes à ce qui est prévu dans le règlement à paraître, à savoir prix (en intégrant des indicateurs de marché), délais de paiement, conditions de collecte et de livraison ainsi que durée.
Toutefois, les réactions me font penser que certains ont peur de prendre leur sort en main.

richard
le 23 Décembre 2011 20h50

vous avez raison sur un point tres important les producteurs ont peur de prendre leur sort en main
ils ne veulent pas s'organiser alors l'industrie les organisent ils ne pourront que s'en prendre à eu même

Envoyer
Fermer

[Vidéo] Des cultures plus résistantes au manque d\'eau,...

par Benoît GEORGES, le 17 Mai 2022 23h04

À Gembloux, RTL Info s\'est rendu sur une plateforme d\'expérimentation consacrée à la culture du blé dur. C\'est ici que Guillaume Jacquemin, ce sélectionneur de céréales au Centre wallon de Rec

[Vidéo] Des cultures plus résistantes au manque d\'eau,...

par Benoît GEORGES, le 17 Mai 2022 22h57

À Gembloux, RTL Info s\'est rendu sur une plateforme d\'expérimentation consacrée à la culture du blé dur. C\'est ici que Guillaume Jacquemin, ce sélectionneur de céréales au Centre wallon de Rec

Reneg\'eat a remporté le 2ème PRIX du YEP Challenge 2022

par Benoît GEORGES, le 14 Mai 2022 02h39

Reneg\'eat, un projet YEP des étudiants de la Haute Ecole Charlemagne, HECh Isia de Huy, a remporté le 2ème PRIX du LJE-YEP Challenge 2022 et le Groupe One Ecolabel Award. Romain Tittelbach, Maelle

Colz\'iso a remporté le 1er PRIX du YEP Challenge 2022

par Benoît GEORGES, le 14 Mai 2022 01h50

Colz\'iso, un projet des étudiants de la Haute Ecole Charlemagne, Isia de Huy a remporté le 1er PRIX du YEP Challenge 2022. Arthur Clarenne, Arthur Geerts, Alexandre Donnay, Marvin Minsier et Lucas

Transmission d\'exploitations agricoles - Enquête pour les cédants et les repreneurs

par Benoît GEORGES, le 07 Mai 2022 16h16

Dans le cadre de son TFE en agronomie à la Haute Ecole Charlemagne, Isia de Huy, et de son stage à la FJA, Léa Rouxhet réalise une enquête. Si vous avez transmis votre exploitation agricole ou a

Manipulation des produits #phytopharmaceutiques: s\'équiper pour limiter les #pollutions de l\'#eau et savoir réagir en cas d\'accident

par Benoît GEORGES, le 03 Mai 2022 18h25

FORMATION continue PHYTOLICENCE organisée par la FJA Chimay En collaboration avec Protect\'eau et Preventagri le vendredi 6 mai 2022 dès 19h30 à la Salle Familia à 3, Route de Bailièvre à 6591 Ma

Les plus commentés

    29 commentaires
  1. Engrais
  2. 7 commentaires
  3. Surchargé travail
  4. 6 commentaires
  5. Les circuits courts : une filière encore rentable?

Les plus aimé

    18 j'aimes
  1. par Phil.0: Ha les gaillards, toutes les excuses sont bonnes pour nous fourrer leurs foutues haies. ; ) ; )
  2. 17 j'aimes
  3. par Jacques Martin : Perso je fais appel à l'entreprise. S'équiper coûte trop pour une ferme d'élevage de taille moyenn...
  4. 15 j'aimes
  5. par Stechou : Et 25 hectares de sûr, qui ne souffriront plus de la sécheresse a Villers le bouillet, pour commen...