Raymond, Marc, Patrick, les hybrides de blé ...

par JM Moreau, le 10 Septembre 2011 23h25

Intéressante fin de semaine, riche d'enseignements !
Raymond, répondant à M Sucellos (toujours aussi sarcastique !) sur ce site, nous fait part de son expérience et de son constat : nombreux sont ses collègues du CETA-lait dont il est un membre actif qui cessent l'exploitation ou qui éprouvent de grosses difficultés ou qui n'ont pas de successeurs. Personne dans ce CETA ne semble envisager de se regrouper autrement qu'autour de la table de discussions. Il est vrai que notre législation en matière de sociétés commerciales ne prévoit pas le système GAEC comme en France et que l'individualisme prime. Un article de la France Agricole expliquait récemment que les associés du Gaec Girard Clerc à Bay, dans la Haute-Saône, parviennent à traire leurs 140 montbéliardes en une heure en extérieur. Avec cette installation et un bâtiment d'élevage adéquat construit en prévision de la disparition des quotas, le Gaec peut ...

Agro
le 11 Septembre 2011 11h06

Beaucoup plus difficile à produire qu'un ogm, la semence hybride est une affaire de professionels de l'agronomie et non pas de la finance. Ces semences sont capables d'excellents rendements, permettent de limiter voire de suprimer les intrants chimiques et surtout ne produisent aucune pollution génétique. Une affaire de vrais professionels !

Européen
le 11 Septembre 2011 11h18

Existe -t-il des sociétés agricoles en France qui travaillent dans l'esprit familiale pour une poursuite du patrimoine et aussi de gestion d'exploitation avec des indépendants exploitants.?
Existe-t-il en France des CUMA ?
Les Gaec sont de mini-coopératives qui exploitent en commun ce qu'ils ont inclus comme parts privées. Il y a des coop en Belgique de fermiers qui assument aussi la commercialisation de produits.
Si dans l'émission, "c'est dans l'air" les quatre jeunes indépendants du Gaec font du fromage "Reblochon" pour le commercialiser eux -mêmes, c'est un créneau intéressant mais faut se décarcasser pour du marketing..........
En Belgique, certaines fermes font également du fromage et engagent des salariés selon leur business. Je ne vois pas tellement les différences entre GAEC et coopératives.

Sucellos
le 11 Septembre 2011 12h02

@ Agro,
j'ignorais que les OGM étaient produits par les banquiers ...
Dans ma candeur, je pensais que la transgenèse, une technique parfaitement maîtrisée (on ajoute des segments d’ADN à une chaîne préexistante), se réalisait dans les laboratoires de biologie moléculaire et non dans les bureaux des financiers. Mais bon, tout convient pour s'opposer à une technologie !
La transgénèse modifie moins les génomes qu'un simple croisement. Dans le cadre de croisements entre variétés ou d'autres types de modifications comme la mutagénèse induite, on est quasiment incapable de prévoir quelles seront les conséquences au niveau du génome. En fait, la transgenèse n'est considérée comme "radicale" que par ceux ayant une opposition idéologique à la modification des génomes.
Pourtant, tous les organismes mutent et modifient leur génome au cours du temps. C’est l’un des moteurs de l’évolution. L’homme, avec la transgénèse, ne fait qu'ajouter un outil à la panoplie d’outils dont il dispose déjà pour améliorer les plantes que l'on cultive. Et cela fait bien longtemps que l’homme sélectionne les plantes et les animaux, heureusement d'ailleurs car si ce n'était pas le cas, on en serait réduit à la chasse et à la cueillette. En fait, les plantes cultivées par l’homme n'ont plus rien de "naturel". Tout comme les animaux elles sont toutes le fruit d’une sélection poussée qui a modifié profondément leurs génomes. La betterave sucrière actuelle a, par exemple, été obtenue à partir de fusion de protoplastes et les hybrides grâce à l’utilisation de la stérilité mâle cytoplasmique.
Pollution génétique : de quoi voulez vous parler ?

par le carolo
le 11 Septembre 2011 17h18

Le monde de la finance c'est comme les OGM tout a été inventer .

JM Moreau
le 11 Septembre 2011 18h25

@ Européen
Une exploitation en société permet une bonne gestion moderne de l’exploitation agricole. Elle supprime l’indivision, facilite un transfert calme et progressif de l’exploitation et du patrimoine familial. Bien conçue, elle permet d’éviter le coût fiscal souvent catastrophique d’une cession d’activité brutale ou d’un héritage non préparé.
Un GAEC n'est pas une coopérative.
En France, il existe différents types de sociétés d’exploitation agricole régies par des statuts spécifiques : le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC), le groupement foncier agricole (GFA), l’exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) et la société civile d’exploitation agricole (SCEA)
Le GROUPEMENT AGRICOLE D'EXPLOITATION EN COMMUN « GAEC », fut la première forme de société agricole conçue spécialement pour l'agriculteur par une loi de 1962 dérogeant pour la première fois au statut du fermage qui reposait sur l'incessibilité des baux. Le GAEC a pour but la réalisation, à plusieurs, d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations familiales. Il permet à des exploitations individuelles, essentiellement familiales, de travailler ensemble en conservant leur statut agricole sur les plans juridique, social, économique et fiscal. Tout en restant titulaire du bail, le locataire peut faire exploiter par le groupement les biens loués. Il a le droit de les mettre à la disposition du groupement sans l'autorisation du bailleur : il doit seulement être avisé par lettre recommandée avec AR.
Contrairement à la coopérative, les associés peuvent partager les bénéfices du groupement et récupérer en cas de dissolution leurs apports et se partager le boni de liquidation. A noter que les membres reçoivent une rémunération à deux titres distincts : en tant que travailleur (minimum le SMIG, maximum 6 SMIG), et en tant qu'apporteur de capital et de moyens de travail. Les statuts du GAEC fixent la répartition entre les membres des bénéfi

JM Moreau
le 11 Septembre 2011 18h27

Suite
Les statuts du GAEC fixent la répartition entre les membres des bénéfices de l'exploitation.
Le GAEC a des avantages non négligeables par rapport à la société civile car la responsabilité des associés est normalement limitée à deux fois le montant du capital possédé dans le groupement. De plus, les associés exploitants du GAEC ne perdent pas leurs statuts sociaux et fiscaux. Le statut a également rempli un autre besoin : organiser des successions en douceur et installer des jeunes agriculteurs.
L'EARL ou EXPLOITATION AGRICOLE A RESPONSABILITE LIMITEE constitue, depuis 1985, un assouplissement majeur : tous les associés ne sont plus tenus de participer à l'exploitation agricole comme dans le GAEC. Exemple : si une société d'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) est constituée entre 1 père et ses deux fils, après le décès dudit Père, l'enfant non agriculteur pourra conserver une participation financière dans l'entreprise pendant le temps nécessaire permettant à son frère exploitant de réunir les fonds indispensables au rachat de ses parts. Cela eut été impossible en GAEC si l'exploitation comporte des biens loués comme en société classique puisque tous les associés doivent participer à l'exploitation.
agriculture.gouv.fr/gaec 
agriculture.gouv.fr/exploitation-agricole-a-responsabilite-limitee 

le Pay
le 12 Septembre 2011 15h02

Merci pour ce beu cour théorique Mrs Moreau et Sucellos !
Maintenant en pratique....
Sur les quelques associatations dans notre région, frères principalemnt, peu s'entendent vraiment et nombreuses éclatent tôt ou tard. Et oui quand il faut se serrer la ceinture seul, c'est déjà dure mais quand c'est à plusieurs elle éclate. !

Vacciné
le 12 Septembre 2011 18h24

Avez - vous déjà créé une société ? Mrs Moreau, Sucelos, Pangloss, iconoclaste, et candide et j'en passe ?
Vous êtes que des images virtuelles, vous ne pouvez pas comprendre que lorsque quelqu'un travaille pour des anonymes en société... il va faire son boulot sans âme et conscience, mais la vraie vie, c'est quand il va rentrer dans sa famille, le soir, et se mettre à son compte..........
Merci pour vos bêtises de GAEC..............

JM Moreau
le 12 Septembre 2011 20h08

Décidément, il suffit de répondre à une question pour susciter des réactions négatives, toujours des mêmes personnes !
Bêtises de GAEC ? Voyez l'étude de FranceAgrimer sur les structures des exploitations laitières en France au bout de ce lien www.franceagrimer.fr/Projet-02/02etablissement/02Etab_conseil_spe/02Erab_conseil_spe_PDF/comit_lait/240311/02-structures-exploitations.pdf 
Vous y lirez que 54% des exploitations sont sous forme de GAEC ou EARL lesquels assurent 69% de la production laitière française alors que les exploitations individuelles qui représentent 42% des exploitations laitières ne contribuent que pour 26% de la production laitière. En outre, les sociétés résistent mieux à la diminution du nombre d'exploitations.
Vos collègues français qui s'associent seraient donc des idiots ?

le Pay
le 12 Septembre 2011 21h10

Nos collègues Français se battent d'avantage pour un prix !! au pire moment de la crise, le groupe lactalis payait 4 à 6 cent de plus à ses producteurs Français qu'à ses producteurs belges, ce qui a provoqué l'envahissement de leur marché par le lait dumpé allemand, à quoi les Français ont réagit par le protectionnisme et les magasins ont privilégié le lait nationnal.
Essayer don d'aller faire monter le prix des terrains en Frances comme les hollandais et les flamands le font chez nous, vous aurez vite tout les voisins sur le dos et vos jambes pour retourner dans votre pays en courant. En France ils savent encore ce qu'est la lutte paysanne et savent que leur salut en dépend. Avec Fairebel, nous montrons le chemin à suivre, mais si les laiteries sont trop "biesse" que pour suivre.....

JM Moreau
le 12 Septembre 2011 21h21

@ le Pay
Il n'est en effet pas donné à tout le monde de s'entendre sur un projet commun. Il faut bien entendu être capable de s'adapter aux habitudes et méthodes de chacun. Cela suppose de la tolérance, de la rigueur dans l'organisation du travail, et surtout, bien faire la distinction entre l'exploitation et la famille.
Dans un GAEC, les capitaux, les terres, les moyens de production sont mis en commun par plusieurs associés qui travaillent ensemble et partagent le revenu. Quand la formule a été créee, en 1960, l’objectif était de développer l’agriculture en permettant aux hommes de travailler autrement. D’un point de vue économique, cela permet d’avoir des exploitations mieux dimensionnées, dans lesquelles les économies d’échelle sont possibles, le matériel est mieux employé. Sur le plan humain, il y a partage du travail et des responsabilités, et le GAEC permet de briser l’isolement de l’exploitation individuelle. Dans le cas des GAEC père-fils, c'est un moyen de transmission de l'exploitation en douceur et avec moins de frais.
Mais ce type de structure n'existe pas chez nous.

Vacciné
le 13 Septembre 2011 03h21

La réforme de la Pac et la mise aux normes des bâtiments entraînent la nécessité de mettre en place de nouvelles stratégies dont celle de se regrouper afin d'optimiser ses coûts.

Dans ce contexte, les exploitants ont aujourd'hui 4 solutions juridiques existantes et bientôt une cinquième



Divers niveaux de regroupements actuels
Les regroupements d'ateliers laitiers peuvent se faire à différents niveaux. Ils peuvent être totaux tels les Gaec (Groupes d'agriculture en commun) ou ne porter que sur une partie de l'exploitation tels les Gaec partiels, les Gaec partiels laitiers ou encore les GIE (Groupement d'intérêt économique).

Le Gaec
Ce cadre juridique où chacun reste propriétaire de sa référence et où le regroupement de plusieurs associés n'entraîne aucun prélèvement à la constitution du Gaec, est la forme la plus utilisée encore aujourd'hui. Cette solution présente un inconvénient majeur qui est la mise en commun de toutes les activités avec une seule stratégie économique, technique et fiscale.
Ce type de solution suppose que les futurs associés réfléchissent au préalable à une démarche commune d'entreprise. Les objectifs de chacun doivent être cohérents, et aller bien au-delà d'une simple mise en commun de la production laitière.

le crack
le 13 Septembre 2011 08h31

@ Mr Moreau
Dommage que l'étude de FranceAgrimer ne compare pas le revenu par UT des exploitants en GAEC par rapport aux autres. Le Gaec permet certainement une meilleure qualité de vie des exploitants ( à condition bien entendu de s'entendre) mais je doute qu'il permet une meilleur rénumération des exploitants qui l'a compose!!
Possédez vous des infos à ce sujet?

le terrien
le 13 Septembre 2011 22h12

@ le crack
France Agrimer en a rien à foutre du revenu des paysans. Ce qui compte pour elle, c'est un maximum de litre a pomper au même endroit.

JM Moreau
le 14 Septembre 2011 08h20

FranceAgrimer ne pompe pas de lait ! Il s'agit d'une organisation gouvernementale regroupant tous les anciens offices chargés de gérer les secteurs !
Quant aux résultats financiers, je n'en dispose pas. Mais le simple fait que l'on constate moins de cessations de GAEC que d'exploitations individuelles laisse penser que leur situation est meilleure.
Ne pas oublier aussi que chaque exploitation, qu'elle se fasse sous n'importe quelle structure juridique est différente, le nombre de paramètres étant important. Au risque de me répéter, l'objectif de toute activité de production est de vendre à un prix plus élevé que celui que le produit a coûté pour le produire. D'où l'importance en premier lieu de bien connaître son prix de production, ses facteurs constitutifs et de voir comment l'améliorer. Et la mise en commun des facteurs de production, outre le fait d'améliorer les conditions de vie, est un moyen de réaliser des économies d'échelle. Vous entendez d'ailleurs cela à chaque fois que des entreprises fusionnent. L'agriculture n'est pas différente de ce point de vue ...

Le paradis
le 15 Septembre 2011 16h23

La partie de carte à quatre n'est pas simple. Espérons que 2012 soit comme au poker. Mais ils ont déjà vécu l'enfer avec les industriels ...........

www.sudouest.fr/2011/09/15/laitiers-pour-durer-499712-4720.php 

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