L'agriculture est multifonctionnelle : elle produit des aliments, de la nourriture pour le bétail, des fibres, des agrocarburants et d'autres biens. Demain, il faudra produire plus et le plus proprement possible, car nous sommes de plus en plus nombreux et il y a moins de terres agricoles. Les agriculteurs devront donc s’adapter à ce nouveau contexte. Se pose cependant, pour beaucoup, la question des prix ...
Les prix des produits agricoles ont toujours fluctué : l'instabilité des marchés agricoles est, de fait, inhérente à l'agriculture, celle-ci est sensible au climat et fait face à une rigidité de l'offre sur le court terme, ainsi qu'à une faible élasticité de la demande. Cependant, c’est plutôt l’amplitude de ces variations, à la hausse comme à la baisse, qui, ces dernières années, a déstabilisé l’économie agricole, faisant dire à certains que le système est "devenu fou" ou que les "marchés ont perd...
L'agriculture est multifonctionnelle : elle produit des aliments, de la nourriture pour le bétail, des fibres, des agrocarburants et d'autres biens. Demain, il faudra produire plus et le plus proprement possible, car nous sommes de plus en plus nombreux et il y a moins de terres agricoles. Les agriculteurs devront donc s’adapter à ce nouveau contexte. Se pose cependant, pour beaucoup, la question des prix ...
Les prix des produits agricoles ont toujours fluctué : l'instabilité des marchés agricoles est, de fait, inhérente à l'agriculture, celle-ci est sensible au climat et fait face à une rigidité de l'offre sur le court terme, ainsi qu'à une faible élasticité de la demande. Cependant, c’est plutôt l’amplitude de ces variations, à la hausse comme à la baisse, qui, ces dernières années, a déstabilisé l’économie agricole, faisant dire à certains que le système est "devenu fou" ou que les "marchés ont perdu la tête". Outre cela, l’arrivée de spéculateurs sur le marché des matières premières n’a rien arrangé. En ce qui concerne les causes, la demande en biens alimentaires est fortement soutenue par les pays émergents, Chine et Inde en tête. L’offre, quant à elle, ne parviendrait pas à soutenir le même rythme de croissance. Ce déséquilibre accentue encore la volatilité, tout comme les aléas climatiques et les incidents sanitaires prennent une importance grandissante et influencent aussi cette volatilité.
Il faut aussi être conscient que les instruments de gestion de marché qui avaient assuré une certaine stabilité des prix devraient disparaître. Les restitutions, les droits de douane, le stockage public, le financement du stockage privé ou encore les systèmes de quotas sont de moins en moins mis en œuvre dans un contexte de mondialisation et de libéralisation des échanges. Force est de constater que les pouvoirs publics se désengagent progressivement de la gestion des marchés. La PAC que l'on nous annonce pour après 2013 n’inversera probablement pas cette tendance, nombreux étant les EM qui souhaitent voir les dépenses PAC diminuer alors que d'autres ne jurent que par le second pilier (la subsidiarité leur donne plus de liberté) avec des pressions sociétales pour "verdir" la PAC. Les propositions législatives de la Commission, qui font l'objet d'une consultation inter-service en ce début de mois, devraient être présentées le 20 octobre prochain aux Ministres lors d'un Conseil à Luxembourg.
Rappelons que le second pilier a été conçu au départ pour financer la modernisation des exploitations, la protection de l'environnement et la vie rurale. Il permet aussi de financer l'adaptation, l'investissement matériel et immatériel (conseil) des exploitations. L'Allemagne, par exemple, l'a ainsi beaucoup utilisé pour moderniser son agriculture. Serons nous capable (en fait, vu le principe de cofinancement, les moyens seront-ils disponibles en ces temps de crise budgétaire ?) de dépasser un soutien financier de fonctionnement à court terme et favoriser l'adaptation des entreprises agricoles aux enjeux du futur ?
Dans le secteur lait, les producteurs, contrairement au secteur du porc, ne sont pas habitués à ce phénomène de volatilité des prix car ils ont été longtemps protégés par l'organisation du marché, en fait, jusqu'en 2004. Ainsi, de plus en plus, les producteurs de lait vont devoir apprendre à gérer le risque de prix. Divers instruments et solutions existent à cette fin : se prémunir contre les hausses des coûts des intrants, diversifier ses activités, centrer ses investissements sur la création de valeur (financer l'héritage des frères et sœurs n'est pas créatif de valeur) et les gérer de façon pluriannuelle, imaginer des contrats entre filières végétales/animales, concevoir des contrats avec les industriels (on attend avec curiosité les résultats des discussions en cours au sein du Conseil), avoir éventuellement recours aux assurances, inventer des systèmes de fonds mutualisés, voire des couvertures sur les marchés à terme.
Comme je l'avais déjà signalé il y a quelques mois, il faudra raisonner son exploitation comme un CFO en plus de maîtriser la technique. Un beau défi !
2ddg
le 11 Septembre 2011 12h49
Tu parles d'un défi !.... Apprendre à gérer le risque des prix en lait comme en elevage porçins ...
quel beau programme ... des vagues successives de cessations à chaque crise, ça va être du beau, trop facile de conseiller quand on a pas les pieds dedans, espérons que le retour sur terre se face avant qu'il ne soit trop tard sinon je donne pas cher de la filière le lait étant une production bien spéciale .
Un agriculteur fait vivre en moyenne une douzaine de personnes en amont et en aval .
Jésus avait 12 apôtres et quand il fut chassé du temple, peu on repris la relève..........
Les repreneurs sont déjà des CFO et maîtrisent pas mal les techniques locales. Mais tout travail mérite salaire raisonné...........
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2ddg
le 11 Septembre 2011 12h49
Tu parles d'un défi !.... Apprendre à gérer le risque des prix en lait comme en elevage porçins ...
quel beau programme ... des vagues successives de cessations à chaque crise, ça va être du beau, trop facile de conseiller quand on a pas les pieds dedans, espérons que le retour sur terre se face avant qu'il ne soit trop tard sinon je donne pas cher de la filière le lait étant une production bien spéciale .
Vacciné
le 11 Septembre 2011 22h40
Un agriculteur fait vivre en moyenne une douzaine de personnes en amont et en aval .
Jésus avait 12 apôtres et quand il fut chassé du temple, peu on repris la relève..........
Les repreneurs sont déjà des CFO et maîtrisent pas mal les techniques locales. Mais tout travail mérite salaire raisonné...........
jmf
le 13 Septembre 2011 17h36
Un exemple raisonné de techniques locales .
www.plainesdelescaut.be/images/stories/pdf/Les_produits_de_terroire_du_PNPE_2011.pdf