Le marché laitier gronde

par guy francq(mig), le 26 Avril 2011 13h31

Action forte des producteurs et productrices de lait européens devant le parlement européen à Bruxelles le 4 mai 2011.

Chers collègues,

Nous luttons pour des négociations à un pied égal avec l'industrie laitière et un revenu équitable pour notre travail. Pour y arriver on a besoin des décisions importantes du parlement européen. Pour la première fois le parlement européen aura son mot à dire concernant le secteur laitier. Fin mai les députés qui sont membres du comité agricole votent sur un projet de loi concernant le marché laitier. Nous voulons assurer que les représentants élus du peuple représentent l'avis du peuple. Ca veut dire l'avis des producteurs de lait d'Europe qui ont besoin d'un revenu équitable et l'avis des citoyens de l'UE qui veulent une agriculture durable.

Venez à Bruxelles le 4 mai !

Ce jour-là, nous, les producteurs de lait européens de l'EMB organiseront une grande actio...

JM Moreau
le 27 Avril 2011 16h27

La demande mondiale est dynamique, les marchés en croissance. Pour quelles raisons l?agriculture et l?industrie agro-alimentaire européennes se priveraient-elles de leur part du gâteau?
Il est vrai qu?un petit déséquilibre entre l?offre et la demande mondiales peut déclencher des variations de prix, quelque fois insupportables pour les acteurs de la filière, producteurs et transformateurs. Il faut donc tout faire pour atténuer les effets de la volatilité, mais il faut aussi avoir conscience que cette volatilité sera de plus en plus une "compagne" sur les marchés et que les opérateurs économiques devront s'en accommoder et apprendre à en maîtriser les risques.
L?amélioration des conditions de transparence sur les marchés et la connaissance de leur variabilité sont donc des éléments essentiels. Toutefois, ils ne pourront exprimer leur plein effet au niveau européen que si les fondamentaux qui les sous-tendent sont également rassemblés et traités d'une façon globale. Le G20 accouchera-t-il d'une solution ?
La question à laquelle il va falloir répondre désormais est la suivante : comment fait-on pour, d'une part réguler la libéralisation sans perturber le fonctionnement des marchés, et d'autre part mettre en place un système homogène au niveau mondial ? L'internationalisation croissante de l'économie et la dynamique de certains acteurs fait que l'UE par son Parlement et son Conseil ne dispose pas seule des clés.

Henri porte des lilas
le 27 Avril 2011 16h59

Évidemment, mr Moreau qu'avec des catastrophes dans le monde qui aura faim, les sociétés agro -alimentaires se réjouissent de fournir le plus possible, avec les marchés favorables dans leur escarcelle mais au détriment du prix donnés aux producteurs...
Il est grand temps de réguler mais qui va le faire ?
Le G 20 ???

Il manque un organisme conscient entre ces politicards du voyage et les terriens qui crèvent à force de se soumettre aux dictats des industriels mondiaux...
Qui veut encore travailler comme esclaves ?

le Pay
le 27 Avril 2011 21h26

Mr Moreau et ses prises de position... Encore une illustration de mon commentaire 2 articles plus bas !

le Pay
le 28 Avril 2011 17h11

C'est est beau résumé de la situation ! mr Moreau, pas de réponse au commentaire pertinant de tirelipimpon ?. 3 phrases qui réduisent tout vos bons conseils à néan !

JM Moreau
le 28 Avril 2011 17h40

Les commentaires/diatribes de tirlipimpon sur la mondialisation sont extraits des idéologies marxistes. Les salaires des patrons du CAC40 n'ont rien à voir avec la régulation du secteur lait que vous réclamez au PE ni avec les perspectives du marché du lait. Il y a des blogs spécialisés sur les sujets de ce type.
L'Europe a l'opportunité de répondre à la demande croissante des économies émergentes. Certaines coopératives (FrieslandCampina, Arla, Sodiaal par exemple) l'ont compris de même que les grandes laiteries du type SA et des gouvernements comme celui de l'Irlande. Si on bloque la production comme le Canada, ces laiteries, coopératives et SA, feront comme les canadiens pour se développer : ils investiront ailleurs et ce seront d'autres fermiers qui produiront pour répondre à la demande.
Je répète : la question à laquelle il va falloir répondre est la suivante : comment fait-on pour, d'une part réguler la libéralisation sans perturber le fonctionnement des marchés, et d'autre part mettre en place un système homogène au niveau mondial.
Si politiquement on estime que le système canadien répond à cette question on le fera, cela ne me cause pas de problème. Mais j'ai des doutes quand on analyse les positions respectives et les enjeux en termes d'emplois et de valeur ajoutée.

Le wallon
le 28 Avril 2011 20h19

Un système semblable à celui du Canada ne verra jamais le jour en Europe car si les quotas laitiers en Europe vont être supprimé, ce n'est pas pour en un réinstaurer un autre !!!!

Vous vous êtes déja posé la question pourquoi est ce que les quotas laitiers vont être supprimés ??
La raison est toute simple, la majorité des producteurs laitiers (dans les 27 ) sont pour leur abandon !!!! Je faits partie de ces producteurs car je trouve que ce système aura mis à genoux énormément de producteurs (financièrement ), surtout chez les jeunes ..... J'ai connu des gens qui adoraient le métier et ils avaient du se résigner car l'achat des quotas à 35 - 45 bef à l'époque leur empèchaient de s'installer .

Qu'est ce qui est mieux : un prix du lait à 40 cent et des quotas à plus d'un euro/litre ou bien un prix du lait à 25 -30 cent sans quota à amortir !!!!

Où il y a un grave problème dans le secteur laitier en ce moment, c'est que les distributeurs nous empêchent de profiter des embellies lorsque les marchés sont favorables, ils refusent catéguoriquement qu'il y aient une hausse pour les producteurs, s'il y en a, elles sont minces !!!



JM Moreau
le 28 Avril 2011 20h38

Je pense que vous êtes lucide M Le wallon ! Votre perception de la décision de sortir des quotas est correcte. Il n'y aura pas de majorité au Conseil pour revenir là dessus. En outre, c'est la Commission qui a l'initiative législative et Ciolos lui-même a confirmé qu'on n'y reviendrait pas et qu'on ne remplacerait pas une administration des quantités par une autre.

Je suis aussi d'avis qu'un système de quota est injuste car il empêche celui qui voudrait se lancer dans la production de le faire : la règlementation était très contraignante à ce sujet.
OK aussi pour l'endettement parfois insupportable des jeunes qui devaient se lançer souvent dans des constructions parfois bien nécessaires pour améliorer leurs conditions de travail, répondre aux normes et pouvoir augmenter leur production. Je constate qu'au Canada aussi nombreuses ont été les sorties du business comme disent les anglo-saxons.

tirelipimpon
le 29 Avril 2011 08h33

On refuse la hausse chez les producteurs. voila la clef. Comment l'industrie a fait pour ne pas suivre l'évolution inflationiste,elle a poussé l'europe a nous payé des primes par litre de lait. Ainsi donc, nos laiteries nous payait moins mais nous touchions des primes. Et maintenant que vont-elles faire pour continuer à maintenir nos prix au plus bas? Abolir les quotas et leur valeur, ainsi le laitier aura un prix de revient plus bas. C'était la méthode la plus efficace et qui n'enlève rien du patrimoine des secteurs qui gravitent autour de notre métier de laitier,firme d'aliments, phyto, laiterie,etc . Et en fin de carrière les anciens se permettaient de batir unemaison tandis que maintenant nous nous n'aurons plus rien.

mirabelle
le 29 Avril 2011 10h50

il va recommencer à être temps de sonner les cloches : le prix du lait redescend à la laiterie et le prix du lait augmente en magasin.

les producteurs sont tous sur les champs en ce moment et ne se rendent pas compte des prix pratiqués en magasin : une augmentation abusive des centrales d'achat et une diminution chez les producteurs.

Par Ailleurs, en France, les magasins E.Leclerc refusent de laisser passer les augmentations de prix non justifiées.

Le contexte de forte médiatisation de la flambée des cours des matières prepières a largement été explité par certainers multinationales qui n'ont pas hésité à demander des augmentations parfois deux fois supérieures à l'(impact réel des matières premières sur leur coût de production.

La mission des magasins E. Leclerc n'est pas de répercuter simplement au consommateur les augmentations de tarifs des industriels sans qu'elles soient justifiées.

A défaut, les produits concernés n'ont pas leurs places dans les rayons des centres E. Leclerc qui ne veulent pas êtree les complices d'augmentations abusives.

Ainsi, le groupe Lactalis (marques Président, Lactel, Bridel, La Laitière, Roquefort Société, Primevère ? gALBANI, ...) a exigé des aumentations de prix deux à trois fois supérieures çà celles qure nous avons négociées avec leurs concurrents directs pourtaznt soumise aux m^mes augmentaztions des matieres premières.

TOUS LES PRODUITS DU GROUPE LACTALIS SONT DONC ABSENTS DE NOS RAYONS.

Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce désagrément.

La direction de votre magasin.



tirelipimpon
le 29 Avril 2011 10h51

Et la belle diatribe de la ville de Gand, bientot des communes de Bruxelles vis à vis de Dexia. Les grosses légumes de Dexia sont trop bien payées et la ville de Gand a décidé de retirer son pognon de chez Dexia en signe de protestation. C'est pas dans le secteur laitier, c'est certain, mais cela se passe dans tous les secteurs en général, prendre aux plus faibles pour redonner aux plus riches. Les propos sur la mondialisation du 28 du 4 étaient de Corinne Lepage

Benjy
le 29 Avril 2011 12h18

Pour ma part je penses que nous n'augmenteraont pas la quantité de lait après 2015!
Les premiers contrats qui se dessinent ajd son liés au quota d'ajd!
Nous allons donc avoir un contrat dans la ligne de quantité de notre quota!!
Si un jour il manque du lait, les laiteries demanderont d'augmenter notre production de X% et de la réduire aussi si besoin il y a...
Si certain pensent pouvoir augmenter en doublant triplent la production de leur exploitation pour après 2015, je crois qu'ils se trompent!! Qu'en pensez vous mr Moreau??

MIRABELLE
le 29 Avril 2011 13h21

régulation = adaptation de la quantité à produire car si trop de production = chute des prix

CQFD

JM Moreau
le 29 Avril 2011 13h43

@ Benjy
Je pense que vous voyez juste au sujet des quantités : les acheteurs devraient se montrer prudents car ils sont aussi frappés par la volatilité. Il faudra donc être attentif lors de la signature de contrats.
Les restructurations continueront : ceux dont les coûts sont trop élevés ou qui n'ont pas de repreneur cesseront comme cela se passe depuis longtemps. Avec les quotas, les références étaient reprises par d'autres qui entendaient augmenter leur production. Sans les quotas, d'autres produiront aussi le lait, probablement sur demande de leur acheteur. D'où l'intérêt d'un regroupement afin de garantir la transparence. Un système type coopératives US qui négocie quantités et prix avec un transformateur me paraît plus efficace car l'acheteur a un interlocuteur et non de multiples producteurs qu'il peut plus aisément manipuler (idem pour la vente du bétail).
Tout dépendra donc des coûts de production par rapport au prix et aux quantités que l'acheteur offrira.
L'important sera donc de bien connaître sa structure de coût. Je rappelle le conseil d'un économiste agricole US dont j'avais parlé il y a quelques temps : raisonnez comme un CFO.
Des structures comme le EDF dont j'ai aussi parlé peuvent aider.
Bonne chance.

vacher
le 29 Avril 2011 21h38

Commentaire@benjy+ mr moreau

Rien n'empechera certains producteurs qui veulent produire + de fournir en plus de son contrat avec sa laiterie des quantités supplémentaires sur le marché spot.

terre à terre
le 29 Avril 2011 22h19

@ JM Moreau
Vous avez beau connaître vos coût de productions, vous n'allez quand même pas stocker votre lait lorsque ce coût de production est supérieur à ce que l'on vous en donne. Idem pour la viande et les céréales....

PA25
le 30 Avril 2011 08h17

@terre a terre,Pour les céréales s est possible

le terre à terre
le 30 Avril 2011 12h47

@ PA25
au mois de juillet 2010, je suis allé chez mon négoce avec une benne de froment qui me restait.
Il n'a pas voulu la prendre car la nouvelle récolte allait arriver. J'ai du y retourné lors de la moisson et ni vu ni connu. Je me vois mal arriver avec le stock d'une année.

Laraison
le 30 Avril 2011 17h15

Nous livrons notre produit sans connaître le prix et sans avoir de prise sur la négociation de celui-ci, ni même dans les coop. en réalité. C'est impensable! Qui et dans quel domaine vend sans savoir à quel prix? Dans le cas des céréales et des betteraves, notre production peut être livrée au négoce, y être stockée et reste notre propriété (sauf cas de warrantage). Pourquoi personne n'a jamais proposé cela du moins pour une partie de notre production laitière? Dans d'autres circonstances, nous pouvons très bien vendre une partie de récolte avant de la livrer.
Dans le cas du lait, il nous faudra beaucoup d'entente entre nous tous pour arriver à cela car c'est ce qui fait que l'industrie vit à notre détriment bien souvent. Elle, elle peut stocker un produit lorsque le prix est trop bas (beurre, botter oil); et déstocker lorsque les prix remontent. C'est nous qui payons!

tirelipimpon
le 01 Mai 2011 09h35

J'ai récemment fait une proposition au délégué de ma laiterie coopérative. Si par exemple el prix descend à 20 ct, je continue de livrer mon lait,sans etre payé, vous le transformez, le stockez. Je paie le stockage et je vends ce stock par exemple 6 mois plus tard à 25 ct. Impossible.

Benjy
le 01 Mai 2011 23h02

@ vacher

Je penses qu'une certaine niche de privilégié pourront produire par exemple une ceretaine quantité sur le marché spot, oui et après?? Quand le marché spot est saturé, et que le prix chute tu vas revendre des vaches pour pas perdre de l'argent??
Pour ma part on va connaitre une certaine stabilité de production, un peu comme maintenant avec les quotas!!
On passera du mot quota --> à contrat...
Ce qui me plait moins dans ce système c'est de perdre mon avoir, mon quota qui m'appartient ajd, et va changer de main avec ce fameux contrat qui va appartenir aux laiteries!!

Vasco des Flandres
le 01 Mai 2011 23h44

@ tirelipimpon


j'ai fait une proposition similaire à un transformateur il y environ 2 mois (peut-être mon futur acheteur?), sauf que dans la deuxième partie de la phrase je lui ai dit: je rachète le produit transformé et je le stocke, et la réponse était tout à fait différente que celle que tu as eu.

Et puis même pourquoi veut-tu payer le stockage

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