Réflexion au sujet de la vidéo référencée dans le billet

par Ir JM Moreau, le 08 Janvier 2011 08h41

Comment l'agriculture parviendra-t-elle à nourrir les 9 milliards d'individus qui seront sur la planète en 2050 ?
Pour faire face au besoin général de nourriture, de fourrage, de fibres et de carburant, dans notre contexte de changements climatiques, il sera plus que probablement nécessaire de mettre en œuvre un plan d’action global afin d'augmenter la production agricole de manière durable, c'est à dire économiquement réalisable, socialement responsable et dans le respect de l’environnement.
Comme le rappelle Eric Orsenna, on semble avoir oublié que ce sont les agriculteurs qui sont au cœur de la solution : ils produisent les récoltes, gèrent les terres et protègent la biodiversité. L'agriculture est un secteur de l'économie nationale, régionale et mondiale (ce que certains environnementalistes semblent nier). Son développement est fortement lié à d'autres activités dans la chaîne alimentaire (jusqu'aux...

zohra
le 08 Janvier 2011 10h55

entre autres : mes objectifs : - agriculture familiale et non industrielle - prix de revient rémunérateur - non volatilité des marchés - régler la natalité dans les pays en voie de développement Et oui, c'est beau de rêver...

l'équitable
le 08 Janvier 2011 11h40

vu dans solutions locales pour un désordre global : 'bientôt, on ne se souhaitera plus bon appétit mais plutôt bonne chance'.

Sucellos
le 08 Janvier 2011 11h51

@Zohra D'autres rêveurs célèbres. Au 16ème siècle, Thomas More a inventé le terme utopie. Ce dernier désigne une conception imaginaire et heureuse de la supposée réalité. Ainsi il construit l?idée d?un monde dans lequel les maisons sont identiques, où la propriété n?existe plus. Aucune hiérarchie sociale n?empêche l?égalité effective de la société. Les individus, réunis principalement sous forme de communauté, ne travaillent plus que six heures, le reste du temps pouvant se consacrer aux loisirs. Babeuf (1760-1797, révolutionnaire français, souvent considéré comme le premier véritable militant communiste), comme ses contemporains lutteront contre la liberté du commerce des grains, et donc en faveur de l?agriculture. Il propose une loi agraire qui permettra de redistribuer un lot, donné à l?individu, le jour de sa mort. Les terres devront être redistribuées, ceci annonçant l?abolition de la propriété privée, et amenant à une égalité parfaite (utopie égalisante). Il montre à travers toute sa pensée l?aspect dangereux du commerce, conception que reprendra Fourrier. Selon celui-ci, en effet, le commerce a introduit un libéralisme qui dégrade toute la société, en ancrant de manière durable la concurrence et l?égoïsme.

par le carolo
le 08 Janvier 2011 12h27

l'agriculture AVEC c'est paysan REPARTI PARTOUT DANS LE MONDE nourrira tout le monde respecter les et il vous nourriront tous et sainement .

becassine
le 08 Janvier 2011 12h52

moi, le carolo comme d'habitude, je l'applaudis...

tirelipimpon
le 08 Janvier 2011 14h21

Les petits fermiers quittent l'agriculture parce que l'industrie fait le maximum pour les dégouter du métier. La presse également. Voit on encore un reportage chez un laitier de 200 000 litres ? Les controles giqf ou gfl sont à un tarif unique par exploitation, donc les petits payent pour les grands. A l'instauration de la qfl, ma laiterie expliquait que cette prime ne lui coutait rien; on diminue le prix de 5 centimes chez les non qfl pour le redonner aux agréés qfl,ca faisait une différence de 10 centimes. je garantis que c'est le meme système pour les quantités. Les banques ne permettent plus aux petits de grandir quand vous habiter près d'un très grand (expérience vécue).

007
le 08 Janvier 2011 15h21

Le fossé se creuse entre notre agriculture assignée à résidence et les voyages organisés des distributeurs qui vendent aux plus pauvres de la planète les déchets nourrissants incontrôlables sanitairement . Ce qui est bénéfique à leur bourse et tue les petits paysans travailleurs C'est également un dumping permanent pour abaisser les prix chez nous pour produire davantage. En disant, c'est le marché mondial.... L' Europe est bien malade de cette pression industrielle et nos politiciens sont des responsables impuissants qui ne font que du voyeurisme par leurs balades dans les différents continents et ne donnent pas de solutions à notre combat Ce qui est rare est cher. Gardons nos produits sains et le circuit court Pour en faire bénéficier notre population, ce sera déjà bien, au lieu d'épuiser notre environnement ... et nos sols...

tirelipimpon
le 08 Janvier 2011 18h51

durant l'hiver les petits camions laitiers ont toujours arrivéà pomper le lait tandis que les gros semi remorques sont restés au garage.Et après on fait appel à la région Wallonne pour indemnisation. Exemple assez explicite pour dire qu'un grand arbre prend plus de vent qu'un petit mais quand ca va mal on fait appel à l'état. Mais l'état ne sera pas toujours là, vu la situation économique. Et alors, je vois de l'avenir pour les petites structures.

amg
le 08 Janvier 2011 19h19

ce n'est pas la région wallone mais bien les agriculteurs de cette coopérative qui vont être mutuellisés afin de payer les autres chez qui on a pas pompé le lait

zohra
le 08 Janvier 2011 19h29

je suis une éternelle rêveuse mais qui se rend compte de la réalité. visiion de l'arbre très juste...

richar3
le 09 Janvier 2011 09h07

Confier un secteur laitier dérégulé aux laiteries, interprofessions et groupements de producteurs ne va pas résoudre la crise de la production laitière qui perdure. Les producteurs ont d?abord besoin d?une politique publique européenne forte, qui régule production et marché, et dynamise les régions à vocation agro-climatique laitière. Tandis que la plupart des producteurs continuent à vendre leur lait à des prix inférieurs à leurs coûts de production, que de nombreuses exploitations laitières ont fait faillite ou tentent de survivre dans la précarité, la Commission Européenne propose un désengagement de l?UE, privatisant la politique laitière en abandonnant le secteur à ses acteurs, dans un cadre dérégulé pourtant délégitimé par les crises globales. L?UE ne réagit aux mobilisations importantes des producteurs des deux dernières années qu?en attirant ceux-ci dans le piège de la cogestion du secteur, où il y aura toujours moins de laiteries et de chaines de supermarchés que de producteurs regroupés, surtout avec les contraintes proposées pour les groupements de producteurs. Un groupement de producteurs n?aura pas de poids face à l?industrie/grande distribution tant que la production sera dérégulée et les prix dépendant d?un marché international déterminé par une toute petite partie de la production. [1] L?exemple du secteur des fruits et légumes, où les groupements de producteurs sont obligatoires pour obtenir les aides européennes, montrent que les groupements n?empêchent pas le marasme des prix à la production. Les coopératives laitières, censées renforcer le pouvoir de marché des producteurs, contrôlent plus de la moitié de la production européenne. Au Danemark et aux Pays-Bas, c?est presqu?un monopole et cela n?a pas empêché la crise laitière dans ces deux pays. Les énormes coopératives, qui dépassent les frontières nationales, souvent ne paient pas mieux leurs producteurs que les laiteries privées. Non concernées par les contraintes proposées pour les gro

richard3
le 09 Janvier 2011 12h00

Non concernées par les contraintes proposées pour les groupements de producteurs au nom de la concurrence, elles vont maintenir leur situation d?oligopole ou de monopole. La proposition risque de mettre à mal les petites coopératives. Quant aux interprofessions, l?exemple de l?Espagne et de la France montrent qu?elles n?ont pas empêché la crise laitière. La contractualisation entre producteurs et laiteries telle que proposée sera défavorable aux producteurs tant qu?il n?y aura pas de régulation européenne de la production et du marché. Elle est surtout une demande de l?industrie, qui veut garantir sa collecte, et pouvoir spéculer sur les marchés à terme. Pour certaines laiteries, l?arrêt de nombreuses exploitations laitières avec la crise ou le déplacement vers d?autres productions (comme le maïs transformé en biogaz en Allemagne) fait craindre un manque d?approvisionnement. Dans le rapport qui accompagne la proposition, la commission mentionne tout à la fin qu?elle « pourrait envisager comme autre instrument de stabilisation du marché et comme mesure exceptionnelle?. une «clause applicable en cas de perturbation du marché», qui permettrait aux producteurs de lait, sur la base du volontariat, de réduire leurs livraisons en échange d'une contrepartie ». C?est reconnaître que la politique laitière dérégulée et sans maitrise risque bien de conduire à de nouvelles crises. C?est une proposition en contradiction avec les augmentations du quota européen et avec sa disparition programmée. Au lieu de la réduction proposée, aux frais du contribuable, il suffirait de diminuer le quota européen. La Commission, qui devrait d?abord porter les intérêts des citoyens européens, privilégie ceux de l?industrie et du commerce : ainsi se montre-t-elle très agressive pour pénétrer le marché laitier canadien dans les négociations commerciales actuelles UE-Canada, ce dernier voulant préserver à juste titre sa maitrise de la production. Maintenir cette priorité à l?exportation

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