Politique laitière UE

par Communiqué de presse : FUGEA, le 27 Septembre 2010 17h57

L’heure n’est plus à la dérégulation ni à la spéculation. Il faut stopper l’hémorragie des producteurs, qui font vivre les territoires. La politique laitière a trop d’enjeux pour l’abandonner aux laiteries. Groupements de producteurs ou interprofessions ne vont pas pouvoir résoudre les problèmes de fond. Etant donné les intérêts contradictoires des acteurs de la filière lait, une politique laitière publique, plaçant en priorité les intérêts des citoyens et des territoires, est plus que jamais nécessaire. Sans quoi ce sont les intérêts des plus puissants financièrement et économiquement qui l’emportent. Ce n’est donc pas le moment d’abandonner la régulation européenne de la production et de s’en remettre aux laiteries. Sans une maîtrise publique de la production, la contractualisation se fera aux détriments des producteurs, surtout des petits et moyens producteurs, ceux dont la légi...

Xyz
le 27 Septembre 2010 18h43

C'est vraiment cela adhérer aux idées de la Fugea et si vous agriculteurs et éleveurs si vous pensez autrement, alors faites le savoir, mais se cacher derrière une majorité silencieuse est irresponsable... C'est dommage que le copier- coller d'articles très intéressants ne soient plus autorisés sur le site ... Car nous avons pas toujours le temps d'être agri et journalistes .. Mais je demande aussi de revenir en arrière comme pour les quotas .. L'actualité prime et quels sont les véhémences des journaux ? Car les articles sont quand même sur le net .. Alors je dois joindre les liens ou me tourner vers un autre site ... ? Réfléchissez bien car d'autres solutions ne seraient pas conviviales ....

le wallon
le 27 Septembre 2010 20h44

........Nous demandons à la Commission Européenne, au Conseil, et au Parlement de ne pas s?engager dans la voie proposée par le GHN, qui ne va pas régler les problèmes des producteurs, ni des consommateurs, ni des territoires : il faut produire moins de lait, avec plus de producteurs, grâce à des prix justes et une maitrise publique de la production, il faut une production mieux répartie, avec plus de prairies et moins de soja..... ---------------------------------------------------------------------------------- Produire moins de lait par exploitation n'est pas l'ambition de certains producteurs !! La preuve par exemple l'exploitation de Willi Brunen(frontière germano-hollandaise) pour ceux qui connaissent à 1200 vaches laitières traitent par carroussel de 42 places, quota laitier de 12000000 litres, 8 ouvriers à temps plein pour traire les vaches, 3 Fendt 930, tonnes à lisier de 30000 litres, panneaux photovoltaïques,centrale de bio-méthanisation.... Le plus étonnant dans tout cela, Willi à débuté sa carrière avec 24 vaches en 1974 et livre actuellement son lait à la laiterie de Walhorn en Belgique ! Il serait illusoir de penser que les politiques vont écouter les personnes qui sont plein de sagesse . A mon avis, nous nous dirigeons tous vers la contractualisation avec les laiteries, que vous le vouliez oui ou non !!

mirabelle
le 27 Septembre 2010 21h59

de toute façon tu fais tout bien, alors c'est pas la contractualisation qui va t'embêter.. rejoindrez-tu entre autres les idées du MIG, on ne t'a pas pas vu à Ciney?

broutard grognon
le 27 Septembre 2010 22h30

j adhere totalement a cette regulation absolument necessaire et meme si j apprecie beaucoup monsieur moreau dans ses reflexions j en ai un peu marre de l entendre dire que nous devons nous adapter car nous adapter c est diviser le nombre d agriculteur par quatre ou plus encore a la vitesse ou le changement se produit.pour n importe quelle activite s adapter c est indexer le prix du produit fini par rapport aux couts de production.Pourquoi nous producteurs de lait n y aurions nous pas droit? seule une regulation de la production peut nous apporter cet equilibre

par le carolo
le 28 Septembre 2010 07h17

@ broutard grognon, adapter oui on doit adapter, lettre aux laiterie, suite a l'évolution des coup de productions nous augmentons nos tarif de 40 % .....tant qu'on peut pas faire de la sorte on sera toujours des esclaves.

cri-cri
le 28 Septembre 2010 08h11

c'est un excellent résumé de la situation! Hélas, comme le dit si bien Xyz, presque tous les producteurs se cachent derrière une majorité silencieuse sans se rendre compte vraiment de ce qui risque d'arriver... soit il ne veulent pas entendre, soit il n'ont pas le temps (déjà esclaves) soit il n'ont pas de C...

zohra
le 28 Septembre 2010 12h38

un mélange des 3 solutions : ils auront été assez prévenus... en ce qui concerne la 2e solution : ils ont le temps qu'ils veulent bien...toute excuse est bonne pour s'en servir... assez prévenus,tant pis pour ceux qui se cassent la figure...à force de ne pas vouloir entendre... pas de c..: ça, c'est certain.... grandir trop vite n'est plus la solution...

jmf
le 29 Septembre 2010 08h47

Sur les ondes RTL vidéo de S Laruelle : ministre de l'agriculture sortante Elle dit qu'elle est comme soeur Anne : elle ne voit rien venir au niveau social et économique dans nos communautés... Elle s'occupe pourtant de la présidence agricole Européenne et là voit-on venir frère Jacques ...dormez -vous...

JM Moreau
le 29 Septembre 2010 10h14

Comme je l'ai déjà écrit à de nombreuses reprises, je respecte les idées émises par le FUGEA mais je persiste à penser qu'elles sont irréalistes ou alors il faut tout simplement mettre fin au marché unique vu la majorité d'EM qui ne souhaitent plus entendre parler d'une régulation de l'offre. Elles sont irréalistes car on ne peut choisir ce qui intéresse et rejeter ce qui dérange. Les réflexions de M le Wallon sont empreintes du bon sens : chacun essaye de produire le maximum de ce qu'il peut car le moteur universel a toujours été de croître, y compris Je pense aussi qu'il y a une place pour différents modèles et, au risque d'indisposer M Broutard grognon, il est nécessaire de s'adapter AU MARCHE QUE L'ON VISE, c'est à dire à SES CLIENTS, qu'ils soient ceux du marché de la place du village, de la coopérative dont on est membre et sur la politique de laquelle on peut peser (voir les récentes décisions stratégiques des fermiers coopérateurs de Frontera, de Sodiaal, de 6 coopératives brésiliennes ou de Arla) ou de la laiterie appartenant à des actionnaires privés. Les conclusions du Groupe de haut niveau ont le mérite de proposer aux producteurs une plus grande responsabilisaton, une prise en main de leur sort plutôt que de le laisser aux mains des fonctionnaires tant abhorrés : est-ce cela qui fait peur ? Je laisse à la réflexion des lecteurs une phrase célèbre de A. Smith (1776) : 'Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger qu'il faut espérer notre dîner, mais de leur propre intérêt ; nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ; et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage.'

mirabelle
le 29 Septembre 2010 12h58

'Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu'. Bertold Brecht Si vous considérez que les idées de la FUGEA sont irréalistes, au moins ils ont le courage de défendre des idées contrairement à la FWA qui n'en défend plus aucune. Pour les idées du wallon, oui il a parfois raison mais souvent tort.

JM Moreau
le 29 Septembre 2010 18h08

Selon Reuters, lors du dernier Conseil, 22 des 27 EM, y compris la France, ont soutenu les conclusions du Groupe de Haut Niveau. Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas et Suède, soit ceux qui sont considérés comme les plus libéraux en la matière, se sont opposés, devenant ainsi les alliés de la FUGEA ! La FUGEA n'est donc plus seule à avoir 'raison', mais je doute que ces EM soutiennent la prolongation de quotas réduits aux besoins internes lors de la discussion des mesures législatives que proposera la Commission d'ici la fin de l'année. A noter que les 22 EM qui soutiennent les conclusions du rapport qui devrait servir de base aux propositions de la Commission, disposent d'une majorité qualifiée ...

Benjy
le 29 Septembre 2010 18h08

Le Wallon n'a pas tj raison, son approche n'est pas toujours pensée jusqu'au bout du problème! Malheureusement personne n'est parfait ?!? Mais pour ce qu'il écrit ci dessus je penses qu'il a raison, on est dans un marché mondial, mais pq faut-il tuer des producteurs pour y arriver??Pour pouvoir s'alligner avec d'autres pays (concurent) Si eux arrivent a ce prix, nous devront nous adapter ou laisser place à ceux qui savent ou qui ont le moins de contraintes!???

JM Moreau
le 29 Septembre 2010 18h35

Pour ceux que l'organisation du secteur laitier aux USA intéresse et qui comprennent l'anglais, un rapport des services de recherche du Congrès peut être lu au bout de ce lien : www.nationalaglawcenter.org/assets/crs/R40903.pdf  On peut constater que deux mécanismes existent (valables jusqu'en 2012 (Farm Bill en vigueur) et que la majorité des producteurs regroupés dans la National Milk Producers Federation, la plus importante fédération de coopératives, penchent pour évoluer vers un système orienté vers le marché avec une assurance perte de revenus et une réforme du federal milk marketing order qui fixe les prix minimas auxquels le lait doit être acheté.

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