Argentine : le gouvernement étudie comment intervenir sur le marché de la viande bovine

par Ir JM Moreau, le 06 Septembre 2010 18h55

Le gouvernement argentin étudie la possibilité d’intervenir pour que la crise qui frappe les abattoirs du pays par suite de la chute dramatique du nombre de bovins dans le pays (voir mes billets précédents) n’entraîne pas la fermeture de davantage d’établissements. Le Ministre du Commerce intérieur, G. Moreno, souhaite que les employés, avec l’appui du gouvernement, puissent poursuivre les opérations des abattoirs à l’arrêt. Certains désosseurs/découpeurs ont trouvé de l’embauche en Europe, leurs qualifications étant très haute. Quelques 20 abattoirs ont cessé leurs opérations cette année et 12 autres sont en passe de fermer leurs volets. 10.000 ouvriers ont été remerciés ou placés en « vacances collectives », touchant seulement 75% de leur salaire. 3 des unités à l’arrêt appartiennent à SWIFT, filiale du géant brésilien JBS, qui cherche à les vendre. Les syndicats pensent que Moren...

par le carolo
le 07 Septembre 2010 16h49

monsieur g. Moreno devrait étudier la souveraineté alimentaire de son pays CAD produire ce qu'il consomme a besoin l'intérieure de l'Argentine ni plus ni moins alors son peuple mangera a sa faim, très peut excédante a gérer, et un prix intérieure qui couvres les frais de productions et les agriculteur ne décapitaliseront pas comme aujourd'hui et l'agriculture ainsi rémunérée correctement vivra et fera vivre tous et toutes pour longtemps des jour heureux .

Laraison
le 07 Septembre 2010 17h18

rien n'est jamais acquis. Toute situation si confortable ou si terrible soit-elle peut se retourner en un rien de temps: nous l'avons connu à notre avantage en 2007 et à notre désavantage depuis lors. L'exemple argentin doit faire réfléchir les partisans du libéralisme et du démantèlement des quotas, et surtout ceux qui prennent ces décisions.

JM Moreau
le 07 Septembre 2010 18h12

Demandez l'avis de vos collègues argentins : ils ont répondu aux initiatives de M Moreno qui voulait justement faire ce que suggère M Le Carolo par une grève des livraisons, blocages des routes etc ... car il faisait baisser leurs prix. Le résultat de sa politique visant à empêcher les exportations : chute de production, décapitalisation du bétail, fermeture des abattoirs, chômage, chute de la consommation ... et hausse des prix internes. Quand l'Etat se mêle d'organiser un marché, il s'emmêle les pieds dans le tapis.

par le carolo
le 07 Septembre 2010 19h05

m Moreno a voulu contenir la dévaluation du pesos argentin en taxant les exportation de viandes et soja jamais il a voulu la souveraineté alimentaire de sont pays.

vachekyrie
le 07 Septembre 2010 20h36

@ jm moreau Vous oubliez p-e que bon nombre d'eleveurs ont labouré leur prairies quand ils ont vu qu'ils gagneraient plus d'argent en plantant du soja vendu bien cher en europe qu'en elevant du bétail(idem pour le palmis!!)

JM Moreau
le 08 Septembre 2010 16h10

L'Argentine ne produit pas de palmiste, qui est le tourteau obtenu en pressant les noyaux de la noix de palme. Son climat ne permet pas la culture du palmier à huile, culture essentiellement équatoriale. Le soja argentin, OGM à quasi 100%, est principalement destiné à la Chine. Il est exact que dans un premier temps l'élevage a été 'repoussé' vers l'intérieur au profit de cultures (blé, maïs et soja), mais cela n'a pas provoqué de décapitalisation. Il y a eu augmentation du nombre de parcs d'engraissements, soutenus par le gouvernement. J'avsis écrit un article dans le SB qui traitait de ce sujet et annonçait la fin du mythe du bétail à l'herbe. Dans un deuxième temps, en raison de la politique de restrictions quant aux exportations (taxation et limitation des quantités) qui ne visaient pas la parité du peso mais bien contenir l'inflation interne vu l'explosion de la demande de viande de boeuf, tant interne (l'économie se développait et l'Argentin consommait de plus en plus de boeuf, passant de ± 60 kg/habitant/an à 70 kg) qu'externe (importations russes tirées par le boom pétrolier), les éleveurs ont vendu leurs femelles, découragés par cet interventionnisme qui ne leur assurait plus la rentabilité escomptée. Une sécheresse terrible (plus d'aliments pour nourrir le bétail) a aussi augmenté ces abattages importants en 2009, conduisant à la situation actuelle. Lisez la presse agricole argentine et vous comprendrez ce qui se passe ...

par le carolo
le 08 Septembre 2010 20h45

les taxes a l'exportation de l'Argentine sur soja viandes et d'autre produit agricole on servit a financer la construction de route et l'achat de pétrole en Argentine et surtout empêcher la sortie du soja bon marchez pour soigner les porcs et les poulet argentin, mes le soja ainsi augmenter a l'export c'est les agriculteurs Européen qui on payer et chinois et puit les porc et poulet argentin soigner avec le soya intérieur argentin non taxe lui sont venu a l'étranger moins cher que tous les autres éleveurs

JM Moreau
le 09 Septembre 2010 11h53

Question : une taxe à l'exportation (a) renchérit-elle le produit pour l'acheteur ou (b) diminue-t-elle le prix reçu par l'exportateur ? Réponse : b, les exportations sont payées au prix du marché ... Conséquence : les producteurs argentins ont bloqué les routes pour protester contre ces taxes (sur le blé et la viande, pas sur le soja) et boycotté les livraisons de bovins aux abattoirs car leurs revenus baissaient ... Le but de ces taxes étaient d'augmenter l'offre sur le marché intérieur en limitant les exportations, ce qui a favorisé la spéculation, tout comme l'embargo russe actuel sur ses exportations de blé a relancé la spéculation. L'Argentine ne produit quasi pas de porc : en 2009, ils en ont produit 289.833 t, exporté 5.287 t et importé 35.856 t. soit 7 fois plus que les exportations ! Vos sources d'informations sont à revoir ...

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