Le Commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, en visite dans une exploitation wallone
par AgriBrussels, le 27 Avril 2010 06h10
C’est avec fierté que nous avons pu montrer au nouveau Commissaire quelques facettes de l’agriculture de notre région tout en lui présentant nos inquiétudes et nos volontés pour que nos Blanc-Bleus, nos éleveurs laitiers et nos cultures diverses fassent encore partie de notre agriculture demain.
Cette visite a eu lieu le 7 avril dans l’exploitation de la famille Flabat à Thorembais-Saint-Trond dans le Brabant Wallon. C’est une exploitation de type mixte qui comprend une quarantaine de vaches laitières, 50 vaches BBB et une centaine d’hectares de cultures. La vente à la ferme de beurre, de lait, de fromages et depuis peu de glaces est une composante bien présente dans l’exploitation. C’est Thibaut Desmet, beau-fils de l’exploitant et futur repreneur de l’exploitation, en compagnie de son épouse Aurélie, qui a présenté à Monsieur Ciolos sa future exploitation, son projet, sa vie.

Après à pein...

Après à peine quelques minutes, la discussion portait sur le secteur laitier et les quotas. Les craintes de cette famille d’éleveur sont pareilles à celles de bons nombres de leurs collègues. Que ce soit les éleveurs wallons, vous qui lisez cet article, mais aussi de nombre d’éleveurs européens. C’est un Commissaire compréhensif et sensible qui nous a répondu que même si les quotas ce sera finit en 2015, c’est une préoccupation majeure que de trouver de nouveau système de mise sur le marché et de régulation. Les propos sur ce sujet échangés par la suite furent les mêmes que ceux qu’il avait prononcé lors de la conférence sur l’avenir du secteur laitier et que vous avez pu lire dans la presse. Mais je vous fais part d’une anecdote : lorsqu’une fois dans l’étable, le Commissaire mit sa main sur le dos d’une Pie-Rouge, l’heureuse élue eut un mouvement d’inquiétude. Je lui ai dit qu’elle était inquiète car elle sent que c’est de cette main que dépend son avenir et celui de son éleveur. Mais cette vache fut au même moment rassurée et accepta la caresse ce qui me valut donc cette réponse : « La vache n’est pas si inquiète que son éleveur. Je comprends cela car l’année que vous venez de vivre a été très difficile et cela devait parfois être plus facile d’être la vache que l’éleveur ». Bien vu Monsieur le Commissaire.
Ensuite c’est un des fleurons de l’agriculture de notre région que M Ciolos a pu découvrir : le BBB. Et c’est un Commissaire admiratif, devant les animaux et la passion de l’éleveur, qui a prit son temps pour observer les animaux et poser une multitude de question, que ce soit sur l’élevage mais également sur la commercialisation des animaux.
L’étape suivante de la visite fut consacrée à une interview de la chaîne de TV Euronews qui souhaitait rencontrer le Commissaire à l’agriculture sur le terrain. Et c’est en regardant cette interview que l’on peut être choqué. Non pas par les propos du Commissaire, mais bien par ceux du journaliste italien qui qualifie cette ferme de « petite exploitation »…
Une fois le Commissaire revenu auprès de nous, ce sont quelques propos sur la PAC et la pression sur le foncier qui furent échangés. Nous avons souligné que les aides PAC de plus en plus ciblées sur les hectares ne facilitent pas l’installation des jeunes, et pas non plus la création de nouvelles activités sur les exploitations. Activités qui pourtant peuvent être créatrice d’emploi. C’est pour nous un point à corriger pour l’après 2013. M Ciolos a indiqué qu’en effet la définition des objectifs pour la future PAC est un exercice qui concerne particulièrement les jeunes agriculteurs. Le facteur emploi est également important. Et il espère trouver des critères utiles pour permettre une aide en fonction de l’emploi créé par l’exploitation. Il a à ce moment parlé du débat public qu’il allait lancer en reprécisant que ce débat n’est pas juste pour faire une présence dans les journaux mais bien pour avoir des avis, des idées et faire prendre conscience aux citoyens européens de l’importance de la PAC.
Jordan Godfriaux, éleveur porcin installé en 2006, a ensuite présenté à Monsieur Ciolos la filière Porc Qualité Ardenne et ces avantages pour l’éleveur tels que le prix de vente minimum garantit ainsi que l’esprit « groupement ». Filière qui offre également des avantages pour les consommateurs tels qu’un cahier des charges assurant des conditions de production de haut niveau ainsi que des produits ayant des qualités gustatives supérieures. Produits qui furent, comme il se doit, dégusté avec plaisir car produit avec amour. Le Commissaire a dit qu’une partie des solutions pour un avenir rentable de beaucoup d’exploitations est à trouver dans des filières tels que PQA et qu’il est important de permettre aux producteurs de ce grouper pour vendre leurs produits. La vente à la ferme de produits aussi bons et délicieux que ceux proposé par la famille Flabat peut être également une solution selon notre nouveau Commissaire à
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AgriBrussels
le 04 Mai 2010 08h56
Bonjour, Non nous n'avons pas abordé le problème des OGM. De plus Le Commissaire responsable du dossier OGM est John Dalli, Le commissaire à la santé et à la politique des consommateurs. Il vient d'ailleurs ce matin au Parlement Européen pour présenter ces vues et pour tout vous dire je pars de ce pas l'écouter. Cependant il est vrai que M Ciolos n'est pas opposé aux OGM car selon M Barroso 'la Pomme de terre Amiflora a été accepté par tous les Commissaires' C'est d'ailleurs clairement M Barroso lui même qui souhaite fortement refiler le dossier aux états membres et pour ce faire il a donné ce dossier à John Dalli alors que dans la Commission précédente c'est le Commissaire à l'environnement qui en avait la charge. Commissaire qui était contre. Cependant comme vous le lirez ici europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/222