Embargo russe : les stratégies se mettent en place ...

par Enibob, le 20 Août 2014 11h07
http://www.veooz.com/news/RHQpUIf.html

Cela n'a donc pas tardé : les habitants de Koursk, selon un journal russe peuvent acheter des crevettes biélorusses ...
Comme pour le cheval devenu bœuf par la magie des étiquettes, voici des crustacés d'un pays qui n'a pas d'accès à la mer !
Intéressant aussi : les stratégies de création de sociétés turques et serbes ...

Le paradis
le 20 Août 2014 16h11

Pour l'instant est-ce les crevettes qui nous posent problèmes ? Quoique les moules soient petites en Hollande... Il faudra attendre car pénurie de belles moules à venir.
Si vous vous intéressiez aux problèmes belges, vous auriez pu changer votre titre. Les Stratégies sont encore à venir pour nos producteurs..................

le pompier
le 20 Août 2014 16h33

Selon le journal l'Avenir de ce jour, le lait est en chute et la patate va suivre, les légumes sont déjà en compost et le reste, viandes et céréales ?

Enibob, vous vous moquez des Russes ...

Enibob
le 20 Août 2014 18h24

www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/moscou-prevoit-2-milliards-d-euros-d-aides-aux-agriculteurs-205-102966.html 
Allez Mle pay, installez-vous là bas : économie dirigée, aides massives, rejet des multinationales, etc ... Vous allez être heureux !

Guy francq
le 20 Août 2014 20h06

@ enibob...

Et ici en Belgique... quelques 125 millions d'euros de débloquer.... pour payer les "poires du Limbourg"....
Faudrait pas réguler .... avant d'indemniser!!!

Enibob
le 21 Août 2014 10h15

Voulez-vous dire guiloupot francq qu'il faudrait arracher plus de la moitié des vergers ? Liquider 20% des vaches laitières européennes (et plus de 40% des nôtres) ? Mettre à la casse frigos de stockage des fruits, unités de séchage du lait, usines de traitement du lactosérum construites en joint-venture avec les partenaires chinois et néo-zélandais, usines de fabrication de fromages, de transformation des viandes, unités de maltage etc ? Et mettre en jachère 20% du territoire pour ne plus produire les céréales dont l'Afrique du Nord a besoin afin de rester entre-nous ?
Votre "vision" de l'agriculture est criminelle !

cotisant
le 21 Août 2014 10h43

Il faut réguler, remettre des quotas dans tous les secteurs car trop c'est trop et ce sont les producteurs qui sont piégés.

Enibob
le 21 Août 2014 16h33

Pleurer comme vous le faites ne sert à rien. Vous êtes comme ceux qui qui croient que la danse de la pluie fait venir la pluie ou que le sacrifice de vierges calme les volcans ...
Vous vivez dans un univers parallèle où l'idéologie remplace les faits et la réalité. Pour vous, la même cause (l'étatisme et l'économie dirigée) ne produira pas les mêmes effets (l’effondrement de l’économie et de la société civile) d’où un acharnement pathologique à réclamer sans fin les mêmes bêtises.
Un  prix fixé de manière centralisée ne peut être juste, car l’information sur les coûts des agriculteurs est dispersée (Friedrich Hayek, 1937). L’hétérogénéité des conditions de production et donc des coûts fait qu’un prix fixé de manière uniforme ne sera pas incitatif pour tous les producteurs, du fait de l’asymétrie d’information qui existe entre le régulateur et le producteur. C'est ce qui explique que, malgré 30 ans de "régulation par quotas et prix protégé", le nombre de producteurs laitiers a dramatiquement chuté et qu'on a assisté à la concentration que l'on connaît.
"Le socialisme, tyrannie extrême des médiocres et des sots, des esprits superficiels, des jaloux..." - Nietzsche

Enibob
le 21 Août 2014 16h45

Communiqué de FrieslandCampina : ils explorent les possibiités d'autres marchés pour écouler les fromages qui étaient destinés au marché russe. En attendant, les lignes de fabrication de ces produits ont été mises à l'arrêt.
Par ailleurs, Valio (Finlande) est satisfait du revirement de Medvedev concernant les produits sans lactose. L'embargo allait provoquer la perte de 800 emplois ...
Ce qui montre bien l'impact de politiques d'autarcie que les adversaires de l'économie de marché familiers de ce site voudraient voir mises en œuvre ... Des milliers d'emplois à la trappe et des millions de litres de lait perdus, c'est à dire aussi des milliers de fermes qui deviendraient de facto non rentables ... A moins de faire cracher le contribuable pour les sauver ...
"L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd’hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d’autrui. Ce sentiment, on n’ose l’afficher, on se le dissimule à soi-même; et alors que fait-on? On imagine un intermédiaire, on s’adresse à l’État, et chaque classe tour à tour vient lui dire: «Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons.»" Frédéric Bastiat.

Cotisant
le 21 Août 2014 16h53

30 ans de régulation et prix protégé ?
Depuis 1982, on a demandé de produire et tout à chacun s'y est mis avec des achats divers pour améliorer ses rendements et le prix n'a jamais été protégé...
Mais qu'est-ce que vous racontez Enibob ?
Le libéralisme, la mondialisation, L'Europe à liquider à petits feux nos producteurs et les emplois.

Enibob
le 21 Août 2014 18h18

Vous ignorez totalement l'organisation du marché du lait ... "On a demandé de produire" dites vous. Alors pourquoi a-t-on contingenté la production, une première fois et réduit encore les quantités autorisées avec "amende" en cas de dépassement ? La contrepartie, un prix garanti (prix d'intervention), plus élevé que le marché mondial ... et, à partir de 2004 une aide laitière (au litre de lait) destinée à compenser la baisse du prix d'intervention, qui a été intégrée dans les DPU.
La mondialisation, c'est ce qui a permis la croissance que nous avons connue. Tout ce qui va dans le sens de la liberté de commercer facilite la création de richesses qui est spontanée et inhérente à l’humain, mais si vous freinez les échanges par des frontières, des taxes, des interdictions de transports, des conflits, des rackets, etc, la création de richesse se réduit et la pauvreté s’installe.
Les producteurs qui ont rationalisé leur production ont pu s'agrandir en reprenant les quotas de ceux qui étaient incapables de continuer pour manque de productivité : en agriculture comme ailleurs, une entreprise n’est pérenne que si elle reste compétitive et dégage des bénéfices pour pouvoir investir et se développer.

Martin
le 21 Août 2014 20h18

Pourquoi donne-t-on des pourcentages en surplus du quota autorisé pour remplir le quota national. Alors que la franchise est dètournèe..et un prix volatil â souhait des industriels. C"est une politique mensongère et avide de se faire des bénéfices plantureux sur la tête des petits sans dèfense...

chris
le 21 Août 2014 22h13

@Enibob.Je ne suis pas d'accord quand vous dites que le prix du lait était protégé avec les quotas.Il n'y avait pas de prix minimum ni de prix garanti.Le prix d'intervention, c'est pour vendre sur les marchés extérieurs.Cela ne concerne pas directement le producteur.Cela concerne les laiteries qui veulent vendre sur le marché mondial . Vous savez mieux que moi qu'il s'agit de compenser la différence entre le prix sur le marché intérieur et le marché mondial. De plus, revoyez vos classiques:prix garanti et prix d'intervention sont 2 choses différentes.

Enibob
le 22 Août 2014 10h28

Vous avez tout faux cher Chris.
L'INTERVENTION, c'est pour permettre de sortir les surplus du marché une fois que le prix descend sous le niveau fixé par la réglementation. Cela permet aux transformateurs de maintenir le prix du lait qu'ils achètent à un certain niveau ... Si cela n'est pas garantir un prix minimum, appelé "prix de soutien" et basé sur les prix d'intervention du lait écrémé en poudre et du beurre, nous ne parlons pas le même français. ... Relisez les règlements.
Et ce ne sont pas les laiteries qui vendaient les stocks placés à l'intervention. Ces stocks étaient soit mis à disposition des EM dans le cadre de l'aide aux démunis, soit vendus par la Commission par le biais d'enchères dont les résultats étaient soumis au Comité de gestion. Et rien ne dit qu'ils partaient à l'exportation ... Et ce n'étaient pas les laiteries qui les achetaient ...
Vous confondez avec les RESTITUTIONS à l'export qui compensaient prix intérieur et prix du marché. Ces restitutions sont supprimées depuis des années maintenant pour les produits laitiers, je l'ai rappelé il n'y a pas longtemps à ceux qui ressortaient l'argument de "destruction de la production de certains pays", en donnant les références réglementaires.

Enibob
le 22 Août 2014 10h47

Selon la BBC, les responsables politiques russes estiment que le prix des poissons surgelés a augmenté de 6 % à Moscou depuis le 7 août. Idem pour le lait (5,3 %) et le fromage (4,4 %). Sur l'île de Sakhalin, les responsables russes ont indiqué que le prix des cuisses de poulet avait grimpé de 60 %. le porc et les pommes ont augmenté de plus de 20%.
Sergeï Yushin, le directeur de l'association russe des fournisseur de viande, a déclaré au quotidien économique Vedomosti que "Le prix de la viande brésilienne pour le mois de septembre est déjà 20 à 30 % plus élevé qu'en août. Ne laissez pas reposer vos espoirs sur le Brésil, ce n'est que le début d'une hausse généralisée des prix".
Les réseaux sociaux russes sont remplis de photos montrant de rayons vides dans les supermarchés de Moscou ...
Les nostalgiques de l'URSS doivent être aux anges ...

Enibob
le 22 Août 2014 10h58

Pour les sceptiques et zélateurs de Poutine, le lien vers l'article de la BBC : www.bbc.com/news/world-europe-28855966 

bobine
le 22 Août 2014 18h56
chris
le 22 Août 2014 19h19

@Enibob Je n'ai pas tout faux. Je n'ai certainement pas votre science infuse . C'est vrai que le prix d'intervention n'a rien à voir avec les restitutions à l'exportation mais le prix d'intervention est influencé par le prix sur le marché mondial. Le prix d'intervention sera plus vite atteint si le prix sur le
marché mondial est faible. Tout est lié. Ayez un peu de respect pour les producteurs laitiers.Il n'y a pas de gros et de petits producteurs. Nous sommes tous logés à la même enseigne. Il y a juste peut être une conception differente de produire.Les " gros", les grosses étables, les robotisés ne seront pas ceux qui résisteront le mieux a la crise qui s'annonce.

Enibob
le 23 Août 2014 15h23

Où voyez vous que je manque de respect ? Parce que je corrige des mythes ?
Il ne s'agit pas de science infuse cher ami. Simplement une connaissance pratique des réglementations. Il s'agit du règlement (UE) No 1308/2013 du Parlement Européen et du Conseil du 17 décembre 2013 dit "règlement OCM unique" (eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:347:0671:0854:fr:PDF). 
Le prix d'intervention est fixé par le règlement et ne varie pas avec le prix mondial Il peut être revu "selon des critères objectifs" dit l'art 7 §2 ... la lecture des attendus est instructive : c'est là que vous trouvez la justification des articles pertinents. Pour le "prix d'intervention", voyez l'attendu 14. L'article 7 fixe les seuils de référence (246,39 EUR par 100 kg pour le beurre; 169,80 EUR par 100 kg pour le lait écrémé en poudre) et les conditions de leur révision éventuelle. les articles 8 à 16 définissent les conditions de l'intervention publique (périodes, méthodes, quantités ...) et celles des aides au stockage privé (concerne le beurre) avec les dispositions communes qui sont définies dans les articles 19 à 21.
Bonne lecture !

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